L’ultime concert d’Ozzy Osbourne : récit d’un adieu historique

par Sophie
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L'ultime concert d'Ozzy Osbourne : récit d'un adieu historique
Divertissement

Black Sabbath demeure l’une des formations les plus emblématiques de l’histoire du heavy metal, et son chanteur charismatique, Ozzy Osbourne, est considéré comme l’un des frontmen les plus marquants du genre. Malgré une carrière jalonnée de problèmes personnels et une santé déclinante ces dernières années — marquée par la maladie de Parkinson et des blessures à la colonne vertébrale — Ozzy est resté une figure tutélaire pour des générations de musiciens. Cette influence était palpable lors du tout dernier concert d’Ozzy et de Black Sabbath, le 5 juillet 2025, un événement historique orchestré par Tom Morello de Rage Against The Machine.

Ozzy Osbourne sur un trône sur scène en train de rire
Ozzy Osbourne lors de son ultime tour de piste à Birmingham.

Baptisé « Back to the Beginning », cet adieu a pris la forme d’un marathon musical de dix heures au stade Villa Park de Birmingham, la ville natale d’Ozzy. Devant 40 000 spectateurs, la crème du hard rock et du metal, de Mastodon à Metallica en passant par Slayer et Guns N’ Roses, a défilé sur une scène rotative pour rendre hommage au parrain du metal avant son ultime performance.

Un set solo puissant et chargé d’émotion

Quelques minutes après que Metallica a conclu son passage avec l’emblématique « Master of Puppets », l’atmosphère a changé radicalement. Sur les notes dramatiques du « O Fortuna » de Carl Orff, le Prince des Ténèbres a fait son entrée, assis sur un trône extravagant orné de chauves-souris et de crânes. Fidèle à lui-même, Ozzy a immédiatement galvanisé la foule avant de lancer son premier titre solo, « I Don’t Know », visiblement habité par l’énergie du public malgré ses limitations physiques.

Entre deux morceaux, Ozzy a partagé son émotion : « Vous n’imaginez pas à quel point c’est bon d’être sur cette putain de scène ». Après avoir enchaîné les classiques « Mr. Crowley » et « Suicide Solution », il a rappelé aux fans ses six années de lutte contre la maladie, rendant le moment suivant d’autant plus poignant. L’interprétation de « Mama I’m Coming Home », chantée d’une voix tremblante devant une audience en larmes, a constitué le sommet émotionnel de la soirée. Il a finalement conclu sa partie solo par un « Crazy Train » survolté avant de laisser place à la réunion tant attendue.

L’ultime apparition de Black Sabbath

Après une rétrospective vidéo rappelant l’impact médiatique et sulfureux du groupe à ses débuts à la fin des années 1960, le stade a été plongé dans l’obscurité. Le hurlement d’une sirène a annoncé l’arrivée des pionniers. Pour ce dernier tour de piste, Ozzy Osbourne a été rejoint par les membres originaux : Tony Iommi à la guitare, Geezer Butler à la basse et Bill Ward à la batterie.

Le quatuor a ouvert son set final avec les accords lourds et menaçants de « War Pigs », repris en chœur par des dizaines de milliers de voix. Geezer Butler a ensuite prouvé qu’il n’avait rien perdu de sa virtuosité lors d’un solo de basse dynamique introduisant « N.I.B. ». Ozzy, dont la voix semblait parfois fragile durant son set solo, a retrouvé toute sa puissance pour « Iron Man », dont le rythme implacable a fait vibrer les structures du stade.

« Malheureusement, nous sommes arrivés à notre toute dernière chanson », a déclaré Ozzy, remerciant le public pour des décennies de soutien. Pour clore cette journée monumentale, le groupe a lancé l’hymne absolu du genre : « Paranoid ». Dans un déluge d’applaudissements, de confettis et de feux d’artifice, les légendes se sont éclipsées, Ozzy quittant la scène avec le sentiment du devoir accompli pour ce qui restera comme le point final d’une ère musicale.

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