Les fans de catch, et en particulier de la WWE, connaissent bien ces six mots devenus presque légendaires : « Please don’t try this at home. » Et pour cause : certaines prises de catch sont si risquées qu’elles peuvent provoquer des blessures graves, voire irréversibles. Même un geste apparemment simple, comme le fameux « finger poke of doom » où Hulk Hogan a battu Kevin Nash pour le titre WCW d’un léger coup sur la poitrine, peut sembler anodin tout en restant potentiellement dangereux selon la manière dont il est exécuté.
Comme l’a souligné Bleacher Report, un « flat back bump » — ce mouvement consistant à se laisser tomber sur le dos sur le ring — exige une réaction de type coup du lapin, et la moindre erreur peut provoquer une commotion cérébrale. Dans l’univers du catch, des accidents ont déjà causé des carrières brisées, et parfois même des décès. Autrement dit, certains mouvements de catch dangereux sont à réserver aux professionnels les plus expérimentés, et encore, avec une prudence extrême.

Parmi les prises les plus périlleuses, Bleacher Report a classé le moonsault. Ce mouvement paraît spectaculaire : le catcheur effectue un salto arrière avant d’atterrir ventre contre l’adversaire. En théorie, la mécanique semble claire ; en pratique, la moindre erreur peut transformer l’acrobatie en accident grave. Le cas du catcheur indépendant Charade en est une illustration brutale : lors d’un moonsault raté, il est retombé sur la tête et s’est fracturé le crâne.
Autre technique redoutée : le powerbomb. Si cette prise a longtemps été associée à des catcheurs massifs comme Kevin Nash ou Batista, elle est aussi réputée pour ses conséquences potentiellement catastrophiques. Le principe consiste à soulever l’adversaire, ses jambes reposant sur les épaules du catcheur, avant de le projeter violemment dos contre le ring. Selon Fox Sports, Darren Drozdov, ancien joueur de NFL et l’un des plus grands espoirs de la WWE, est devenu quadriplégique après un powerbomb mal exécuté.
Dans cette hiérarchie des prises les plus dangereuses, le piledriver occupe une place particulièrement sombre. Le catcheur saisit son adversaire à l’envers, puis s’abaisse sur les fesses ou les genoux pour donner l’illusion d’un impact de la tête contre le matelas du ring. Malheureusement, cette impression n’est pas toujours trompeuse. Owen Hart a accidentellement fracturé la nuque de Stone Cold Steve Austin lors d’un piledriver mal contrôlé. Et malgré ce niveau de danger déjà extrême, une autre prise pourrait être encore plus redoutable.
Il s’agit du Burning Hammer, dont le nom évoque presque un groupe de rock, mais qui est en réalité une variante extrêmement risquée du Reverse Death Valley Driver. Selon Fox Sports Asia, le catcheur porte son adversaire sur les épaules, le visage tourné vers le haut, puis le projette brutalement de face et d’épaule contre le ring. La prise est si dangereuse que son inventeur, Kenta Kobashi, ne l’a exécutée que sept fois au cours de sa carrière de 25 ans. Ce chiffre en dit long sur la réputation de ce mouvement de catch dangereux, longtemps entouré de crainte et de respect dans l’histoire du catch professionnel.
