5 stars du rock qui se sont trompées sur le succès de leurs pairs

par Sophie
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5 stars du rock qui se sont trompées sur le succès de leurs pairs
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Il n’y a personne de plus qualifié pour juger du potentiel des futures stars du rock que les légendes déjà établies. Pourtant, il arrive que ces icônes se trompent lourdement sur la carrière de leurs successeurs. Qu’il s’agisse d’un avis donné lors d’une interview ou d’une remarque acerbe en coulisses, plusieurs chanteurs célèbres n’ont pas hésité à exprimer leur désintérêt, voire leur mépris, pour des artistes qui allaient pourtant marquer l’histoire de la musique.

George Harrison en portrait de studio
Même les plus grandes légendes comme George Harrison ont parfois manqué de flair concernant leurs successeurs.

Linda Ronstadt face à Jim Morrison

Avant de devenir l’une des interprètes les plus prolifiques des années 1970, Linda Ronstadt faisait partie des Stone Poneys. En 1968, son groupe a eu l’opportunité d’assurer la première partie des Doors. Cette proximité lui a permis d’observer Jim Morrison de près, et son impression était loin d’être flatteuse. Ronstadt décrivait Morrison comme un homme calme et lunatique à jeun, mais devenant rapidement incontrôlable sous l’emprise de l’alcool.

Bien qu’elle ait prédit un certain succès au groupe après avoir entendu une première version de « Light My Fire », elle n’était pas convaincue par le talent du leader. Elle a confié plus tard qu’elle n’appréciait pas particulièrement le chant de Morrison et pensait même que le groupe serait bien meilleur s’il trouvait un chanteur plus performant.

Linda Ronstadt et Jim Morrison
Linda Ronstadt n’était pas convaincue par les capacités vocales du leader des Doors.

George Harrison et le phénomène Oasis

Au milieu des années 1990, la presse britannique comparait sans cesse Oasis aux Beatles. Le groupe de Manchester ne cachait d’ailleurs pas son admiration pour les « Fab Four », multipliant les références mélodiques et textuelles. Cependant, George Harrison n’appréciait pas du tout cette filiation, particulièrement en ce qui concernait Liam Gallagher.

L’ancien Beatle jugeait le chanteur d’Oasis « démodé » et « ridicule ». Il allait même jusqu’à affirmer que Liam était un « poids mort » pour le groupe, estimant que la formation sonnait mieux lorsqu’il ne chantait pas. En 1997, Harrison déclarait au journal Le Figaro qu’il ne trouvait pas la musique d’Oasis très intéressante, malgré le fait que le tube « Wonderwall » doive son nom à l’un de ses propres albums solos.

George Harrison et Liam Gallagher
George Harrison considérait Liam Gallagher comme un élément superflu au sein d’Oasis.

Bob Dylan et les Counting Crows

Avec ses influences folk et ses textes denses, le groupe Counting Crows a toujours revendiqué l’influence de Bob Dylan. Dans leur succès de 1994, « Mr. Jones », le chanteur Adam Duritz affirme même explicitement vouloir être Bob Dylan. Pourtant, malgré cette admiration évidente et le fait d’avoir partagé la scène avec lui, la réciprocité n’était pas au rendez-vous.

Le prix Nobel de littérature n’était pas du tout impressionné par ses admirateurs. Selon César Díaz, guitariste de tournée de Dylan, ce dernier aurait réagi très froidement lorsqu’on lui a rapporté l’admiration d’Adam Duritz. Sa réponse fut cinglante, qualifiant le groupe de manière très dérogatoire avant même leur explosion commerciale.

Bob Dylan et Adam Duritz
L’admiration d’Adam Duritz pour Bob Dylan n’a jamais été mutuelle.

Le jugement sévère de Neil Diamond sur Jim Peterik

Jim Peterik est une figure incontournable du rock, ayant écrit des succès pour Cheap Trick ou les Doobie Brothers, en plus d’être le compositeur du célèbre « Eye of the Tiger » avec Survivor. Pourtant, à ses débuts en 1968, il a reçu une critique glaciale de la part de Neil Diamond. Alors que son groupe de l’époque, The Ides of March, assurait la première partie de la star, Peterik a sollicité son avis en coulisses.

Après un long silence, Neil Diamond lui a simplement conseillé de ne jouer que son « meilleur matériel » la prochaine fois, sous-entendant que ce qu’il venait d’entendre était médiocre. Deux ans plus tard, Peterik atteignait pourtant le sommet des classements avec le titre « Vehicle ».

Neil Diamond et Jim Peterik
Neil Diamond n’a pas ménagé les sentiments du jeune Jim Peterik à ses débuts.

Mike Patton contre Wolfmother

En 2006, le groupe australien Wolfmother a fait sensation avec un style rappelant Black Sabbath et Led Zeppelin. Si le public a adhéré à des titres comme « Woman », Mike Patton, leader de Faith No More, n’a pas caché son exaspération. Lors du festival Lollapalooza en 2007, alors que Wolfmother jouait sur une scène voisine, Patton a interrompu une interview pour exprimer son incrédulité.

Agacé par le son « rétro » du groupe, Patton a déclaré publiquement que Wolfmother était « nul », s’interrogeant sur la stupidité du public capable d’apprécier une telle musique. Malgré ces critiques virulentes, le groupe a poursuivi une carrière solide avec six albums studio à son actif en 2026.

Mike Patton et Andrew Stockdale
Mike Patton n’a pas supporté le succès du style rétro de Wolfmother.

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