5 reprises ratées de chansons des années 70 que nous adorons

par Sophie
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5 reprises ratées de chansons des années 70 que nous adorons
États-Unis, Royaume-Uni, Suède

Une bonne reprise sait insuffler une nouvelle vie à un morceau culte tout en y apportant une touche personnelle. Les années 1970, décennie d’innovation marquée par le disco, le rock et le funk, constituent un vivier inépuisable pour les artistes contemporains. Pourtant, toutes les tentatives de recréer la magie originale ne sont pas couronnées de succès.

Certaines versions sont considérées comme des « flops », soit par manque de réussite commerciale dans les classements, soit à cause de critiques acerbes. Pourtant, la musique est une affaire de nuances : un titre boudé par les experts peut tout à fait devenir un coup de cœur personnel. Voici cinq reprises de chansons des années 70 qui, malgré leur mauvaise réputation, méritent d’être redécouvertes.

David Bowie et les membres de Tin Machine posant avec des guitares
David Bowie a exploré de nouveaux horizons sonores avec le groupe Tin Machine à la fin des années 80.

Summer Breeze par Type O Negative

Type O Negative occupe une place de choix dans le panthéon du rock gothique, notamment grâce à l’album « Bloody Kisses » sorti en 1993. Si leur reprise de « Cinnamon Girl » de Neil Young a marqué les esprits, leur version de « Summer Breeze » de Seals & Crofts a été accueillie plus froidement.

L’original est un hymne du « yacht rock », doux et relaxant. Le groupe mené par Peter Steele l’a totalement transformé en un morceau sombre, lourd et mélancolique. En 2013, le journaliste Will Levith affirmait même que cette version semblait se moquer de l’originale. Malgré l’absence de succès dans les charts, le titre a figuré dans le film d’horreur « Souviens-toi… l’été dernier » en 1997. Cette réinterprétation audacieuse offre une profondeur inquiétante et satisfaisante au texte initial.

Behind Blue Eyes par Limp Bizkit

Au début des années 2000, Limp Bizkit était au sommet de la scène nu metal. Après le succès de leur reprise de « Faith » de George Michael, le groupe a tenté de réitérer l’exploit en 2003 avec « Behind Blue Eyes » de The Who. Si le titre a bien fonctionné en Europe, atteignant la première place en Suède, l’accueil critique fut brutal.

En 2011, les lecteurs du magazine Rolling Stone l’ont classée deuxième pire reprise de tous les temps. Pourtant, la performance vocale de Fred Durst apporte une dimension dramatique intéressante. C’est une tentative honnête d’exprimer une forme de rage plus contenue et mélodique, loin des hurlements habituels du groupe. L’utilisation d’un échantillon de « Speak and Spell » durant le pont ajoute une texture sonore singulière au morceau.

Blitzkrieg Bop par Rob Zombie

Rob Zombie, figure emblématique du metal industriel, a prêté sa voix à l’un des titres punk les plus iconiques des années 70. En 2003, il a enregistré une version de « Blitzkrieg Bop » pour l’album hommage aux Ramones intitulé « We’re a Happy Family », un projet qu’il a coproduit avec Johnny Ramone.

Zombie a délaissé l’énergie rapide du punk original pour une approche plus lente, bruyante et granuleuse. Si cette direction a déconcerté certains fans, elle reste fidèle à l’univers industriel de l’artiste. En tant qu’hommage à son ami Johnny Ramone, cette version conserve une énergie chaotique qui justifie pleinement son écoute.

Go Your Own Way par NOFX

Le groupe de punk NOFX est réputé pour son imprévisibilité. En 1989, sur l’album « S&M Airlines », ils ont surpris leur public avec une reprise de « Go Your Own Way » de Fleetwood Mac. Là où l’originale brillait par son intensité émotionnelle, NOFX propose une version rapide, bruyante et décalée.

Le titre n’a jamais percé dans les classements et reste méconnu du grand public. Pourtant, la voix nasillarde de Fat Mike sur les paroles amères de Lindsey Buckingham, accompagnée par Greg Graffin de Bad Religion au refrain, crée une atmosphère contagieuse. Le solo de guitare particulièrement réussi apporte une valeur ajoutée à cette relecture punk d’une chanson de rupture classique.

Working Class Hero par Tin Machine

En 1988, David Bowie a mis sa carrière solo entre parenthèses pour fonder Tin Machine. Le son du groupe, brut et expérimental, tranchait radicalement avec les succès précédents de la star. Leur premier album éponyme incluait une reprise de « Working Class Hero » de John Lennon.

L’album n’a pas réussi à atteindre le top 20 aux États-Unis et la reprise n’a pas suscité un grand enthousiasme. Le message social de Lennon semble parfois s’effacer derrière les arrangements bluesy et saturés du groupe. Néanmoins, l’audace de Bowie, cherchant à se renouveler après des décennies de gloire, rend ce morceau fascinant. Certains considèrent même qu’il s’agit de l’une des œuvres les plus sous-estimées de sa discographie.

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