Barry Manilow : de la salle de courrier de CBS au sommet de la gloire

par Sophie
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Barry Manilow : de la salle de courrier de CBS au sommet de la gloire
États-Unis

Avec plus de 50 ans de carrière, Barry Manilow s’est imposé comme l’une des plus grandes icônes de la musique mondiale. L’artiste a accumulé 13 singles numéro un au classement Adult Contemporary de Billboard, rempli des salles prestigieuses comme le Radio City Music Hall et vendu plus de 85 millions d’albums à travers le globe. Alors qu’il a annoncé une tournée d’adieu pour 2026, il est fascinant de se rappeler que son ascension vers la gloire a débuté dans les sous-sols de CBS, bien loin des projecteurs.

Barry Manilow souriant dans les années 1970
Barry Manilow au début de sa carrière dans les années 1970.

Né à Brooklyn, le jeune Barry a troqué son nom de famille, Pincus, pour celui de sa mère, Manilow. À 21 ans, il décroche un emploi au siège de CBS à New York. Sur les conseils d’un ami, il cache ses ambitions musicales pour être embauché comme simple employé administratif. Il jongle alors entre le tri du courrier la journée et les cours de musique le soir. Malgré la monotonie de sa tâche, il profite de chaque instant de liberté : il utilisait le piano à queue de l’entreprise durant ses pauses déjeuner, ce qui lui a valu le surnom de « garçon du courrier qui joue du piano » auprès des artistes de la chaîne.

L’art de composer entre deux publicités

Le piano de CBS n’était pas seulement un passe-temps, c’était aussi son outil de travail pour composer de nombreux jingles. Promu du service du courrier à la gestion des publicités, Manilow déborde d’idées mélodiques. Il commence à écrire, chanter ou arranger plusieurs jingles publicitaires célèbres. Bien que ces contrats ne soient pas toujours lucratifs et la concurrence rude, certains de ses morceaux de 1972 sont devenus des classiques de l’histoire publicitaire.

Barry Manilow sur scène en 1982
Manilow s’est fait un nom en transformant des mélodies simples en succès mondiaux.

Après trois ans chez CBS, il quitte l’entreprise pour partir en tournée avec sa partenaire de chant, Jeanne Lucas. Son talent ne passe pas inaperçu : un ancien collaborateur le rappelle pour devenir directeur musical de l’émission « Callback ». Cette expérience lui offre une formation accélérée sur le monde de la télévision et l’arrangement musical. Parallèlement, il suit des cours du soir à l’Institute of Musical Art (devenu Juilliard) et écrit des chansons pour une comédie musicale off-off-Broadway. Il s’amuse d’ailleurs du fait que cette œuvre, encore jouée occasionnellement, lui rapporte parfois des chèques dérisoires d’environ 25 €.

De l’ombre à la lumière internationale

Au début de sa carrière, Barry Manilow ne souhaitait pas forcément être sur le devant de la scène. En 1971, il prête sa voix au groupe Featherbed pour le titre « Could It Be Magic », basé sur un prélude de Chopin. C’est finalement son don pour réinventer les arrangements qui fera de lui une superstar mondiale trois ans plus tard.

Barry Manilow en veste à paillettes sur scène
L’artiste est devenu célèbre grâce à sa capacité à réinterpréter des morceaux avec émotion.

Son premier grand succès, « Mandy », illustre parfaitement cette méthode. À l’origine, il s’agissait d’un morceau rock rapide à la guitare. Manilow l’a transformé en une ballade au piano montant en puissance avec un orchestre complet. Cette version atteint la première place du Billboard Hot 100 et ouvre la voie à d’autres tubes légendaires tels que « I Write the Songs », « Can’t Smile Without You » ou encore l’incontournable « Copacabana (At the Copa) ».

En repensant à ses débuts au service du courrier, l’artiste reconnaît que ses ambitions de devenir cadre n’auraient jamais pu le rendre heureux, car ce métier n’avait aucun lien avec sa véritable passion : la musique.

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