Incendie de Crans-Montana : plainte après la fuite d’appels d’urgence

par Sophie
0 commentaires
A+A-
Reset
Incendie de Crans-Montana : plainte après la fuite d'appels d'urgence
Suisse, France

Une nouvelle procédure judiciaire vient s’ajouter au dossier déjà lourd de l’incendie de Crans-Montana, survenu lors de la nuit du Nouvel An. L’Organisation Cantonale Valaisanne des Secours (OCVS) a annoncé avoir déposé une plainte pénale contre X suite à la diffusion non autorisée de l’intégralité des appels d’urgence passés durant la nuit de la tragédie.

Une fuite de données sensibles vers les médias

Cette action en justice porte sur des soupçons de violation du secret professionnel, du secret de fonction et de la loi sur la protection des données. Selon les premières informations, des fichiers audio incluant des appels sans aucun lien avec le drame du bar Le Constellation auraient été transmis à des avocats sans filtrage préalable. Ces enregistrements ont par la suite été relayés par plusieurs médias, notamment en France.

Les autorités de secours du canton du Valais ont indiqué collaborer pleinement avec le Ministère public pour identifier l’origine de cette transmission de documents internes confidentiels. Pour l’heure, l’organisation refuse tout commentaire supplémentaire afin de ne pas entraver l’enquête en cours.

L’enquête sur le drame se poursuit

Parallèlement à ce volet judiciaire, les auditions liées à l’incendie lui-même doivent reprendre prochainement. Jacques Moretti, le copropriétaire français de l’établissement et principal mis en cause, a cependant vu son audition prévue début avril reportée pour des raisons de santé. Ce dernier avait été libéré en janvier après le versement d’une caution d’environ 210 000 €.

Le bilan de la catastrophe s’élève à 41 morts et 115 blessés. L’instruction cherche à déterminer les responsabilités exactes, notamment concernant le respect des normes de sécurité. Il est apparu que l’établissement n’avait fait l’objet d’aucun contrôle incendie annuel depuis 2019. En plus du couple de gérants, sept autres personnes sont actuellement visées par l’enquête pénale.

Suggestions d'Articles

Laisser un Commentaire