5 jingles publicitaires célèbres qui ont rapporté des fortunes

par Sophie
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5 jingles publicitaires célèbres qui ont rapporté des fortunes
États-Unis, Allemagne, Monde

Certains refrains publicitaires, ou jingles, s’installent durablement dans nos têtes. Au-delà de leur aspect entêtant, ces courtes mélodies ont généré des sommes d’argent colossales, transformant de simples campagnes en véritables phénomènes culturels. Si la valeur exacte d’une seule chanson est parfois difficile à isoler, les bénéfices des entreprises et l’ampleur de leurs campagnes offrent des indices frappants sur leur succès financier.

McDonald’s : « I’m Lovin’ It »

Au début des années 2000, McDonald’s traversait une crise financière majeure, marquée par la fermeture de près de 200 restaurants. Pour redorer son image, la firme a lancé un défi mondial aux agences de publicité. C’est une agence allemande qui a proposé le slogan désormais célèbre : « I’m lovin’ it » (C’est tout ce que j’aime). Pour la musique, l’entreprise a fait appel à Pharrell Williams et Justin Timberlake.

Le titre a d’abord été lancé comme un morceau pop classique avant de devenir l’identité sonore de la marque en 2003. Cette stratégie audacieuse a porté ses fruits, entraînant une augmentation des ventes mondiales de plus de 1,7 milliard d’euros. Ce jingle reste aujourd’hui l’un des plus durables de l’histoire de la restauration rapide.

State Farm : « Like a Good Neighbor »

Bien que l’assureur State Farm soit principalement actif en Amérique du Nord, l’histoire de son jingle est fascinante. En 1971, un jeune auteur-compositeur nommé Barry Manilow a été engagé pour écrire cette mélodie. À l’époque, il n’a reçu qu’un forfait de 500 $, soit environ 3 800 € actuels. Manilow a souvent plaisanté sur le fait qu’il aurait dû négocier des droits résiduels, estimant que la chanteuse originale a dû gagner assez pour s’offrir plusieurs voitures de luxe.

Aujourd’hui, la marque affiche des revenus annuels dépassant les 125 milliards d’euros. Si ce succès ne repose pas uniquement sur une chanson, la puissance de ce jingle a largement contribué à ancrer la marque dans l’esprit du public pendant plus de cinquante ans.

Subway : Le sandwich à 5 euros

En 2008, Subway a lancé une campagne centrée sur un prix unique pour ses sandwichs de 30 cm. Le jingle associé, simple et répétitif, a aidé l’entreprise à engranger environ 3,6 milliards d’euros. Cependant, ce succès a eu un revers : la hausse du coût des ingrédients a rendu cette promotion insupportable pour de nombreux franchisés, entraînant sa disparition progressive vers 2012.

Folgers : « The best part of waking up »

Le jingle de la marque de café Folgers, créé en 1984, est devenu une icône publicitaire. Sa valeur est telle que lorsque les droits de redevance ont été mis aux enchères en 2021, ils ont été adjugés pour environ 85 000 €. Le catalogue de redevances indiquait que la chanson avait rapporté plus de 36 000 € au cours de la décennie précédente. Ce classique a été réinterprété par des légendes de la musique comme Aretha Franklin.

Coca-Cola : « I’d like to buy the world a Coke »

En 1971, Coca-Cola a investi environ 235 000 € (soit plus de 1,9 million d’euros aujourd’hui) pour produire une publicité devenue légendaire. Le succès fut tel que le public réclamait la chanson à la radio. Elle a été réenregistrée sous forme de single pop, sans mention de la marque, et a atteint le sommet des classements musicaux. Coca-Cola a reversé les premiers 75 000 € de redevances à l’UNICEF, prouvant que l’impact de ce jingle dépassait largement le cadre commercial initial.

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