Au sein de la province ultraconservatrice d’Aceh, située dans l’ouest de l’Indonésie, l’application de la charia demeure d’une rigueur absolue. Un homme et une femme ont été flagellés en public ce mardi pour avoir entretenu des relations sexuelles hors mariage. Sous les yeux de dizaines de spectateurs rassemblés dans un parc de la capitale régionale, Banda Aceh, chacun a reçu cent coups de bâton de rotin dans le dos.
D’autres condamnations prononcées
Cette séance de châtiments corporels ne s’est pas limitée à ce couple. Quatre autres individus ont également été sanctionnés pour diverses infractions à la loi islamique, telles que la consommation d’alcool ou des contacts physiques entre personnes de sexe opposé non mariées. Ces personnes ont reçu entre huit et 29 coups de canne.
L’intensité du châtiment a provoqué l’évanouissement d’une femme condamnée à 27 coups de canne. Cette dernière a dû recevoir des soins d’urgence de la part des services de secours présents sur place. Rajesh Kana, un responsable du parquet local, a justifié ces mesures en affirmant que l’application de la loi islamique à Aceh impose de telles sanctions pour chaque infraction constatée.
Un contexte législatif durci en Indonésie
La province d’Aceh est actuellement la seule région de cet archipel à majorité musulmane à imposer officiellement la charia. Cependant, cette sévérité locale fait écho à une évolution législative nationale. Bien que la province dispose de ses propres règles, l’Indonésie a adopté un nouveau Code pénal en 2022 criminalisant les relations sexuelles hors mariage sur l’ensemble du territoire. Cette législation est entrée en vigueur au début du mois de janvier 2026.
