La justice a tranché dans une affaire de corruption qui secoue la police marseillaise. Un fonctionnaire de police, ancien délégué syndical, a été condamné la semaine dernière à une peine de trois ans de prison avec sursis. Cette sentence s’accompagne d’une radiation définitive des rangs de la police nationale.
Une liste de chefs d’accusation accablante
Le tribunal a reconnu l’ancien policier coupable de multiples délits graves. Parmi les charges retenues figurent la corruption passive, la violation du secret professionnel ainsi que le détournement de données issues de fichiers de police. Il a également été condamné pour faux, usage et offre de stupéfiants, sans oublier la détention illégale d’une arme.
L’enquête, menée par l’Office anti-stupéfiants (OFAST), a mis en lumière la proximité suspecte du fonctionnaire avec des individus impliqués dans le narcotrafic. Ces derniers sont notamment soupçonnés d’avoir organisé le transport de 124 kg de cocaïne dans la cité phocéenne et sont actuellement en détention.
Des échanges compromettants et un système de troc
Pour sa défense, l’ex-policier a tenté de justifier plus de 120 échanges téléphoniques survenus en seulement cinq mois avec l’un des suspects. Il affirmait avoir recruté cet individu comme indicateur. Cependant, cette version a été fragilisée par le fait qu’il n’avait jamais transmis de renseignements officiels ni inscrit sa source auprès du bureau central compétent.
L’enquête a également révélé que le fonctionnaire, lui-même consommateur de drogue, monnayait l’accès aux fichiers confidentiels de la police. En échange de ces informations sensibles, il recevait des sommes d’argent ou de petites quantités de stupéfiants pour sa consommation personnelle.
