Lisa Kudrow, l’interprète de l’excentrique Phoebe Buffay, revient aujourd’hui sur une période douce-amère de sa carrière. Dans un entretien accordé au média The Independent pour la promotion de la troisième saison de sa série The Comeback, l’actrice de 62 ans confie qu’au sommet de la gloire de Friends, elle peinait à exister aux yeux de ses propres représentants.
Malgré l’immense succès de la sitcom, Lisa Kudrow explique qu’elle se sentait parfois comme une personne de second plan. Au sein de certaines divisions de son agence artistique, elle était simplement surnommée « la sixième de Friends ». Ce sobriquet illustrait le peu d’intérêt que les professionnels de l’industrie portaient à son potentiel individuel au-delà du groupe.
Un succès sous-estimé par ses agents
L’ironie de cette situation est frappante : Lisa Kudrow a été la première du casting à remporter un Emmy Award pour son rôle en 1998. Pourtant, cette récompense prestigieuse n’a pas suffi à convaincre son entourage professionnel. Ses agents estimaient alors qu’elle avait simplement eu de la chance avec la série, sans imaginer qu’elle puisse s’illustrer dans d’autres registres à l’avenir.
Cette absence de plan de carrière imposé l’a paradoxalement poussée à explorer des horizons différents et plus personnels. Elle a ainsi choisi de s’investir dans le cinéma indépendant, avec des films comme Clockwatchers aux côtés de Toni Collette, ou la comédie Mother réalisée par Albert Brooks en 1996. Ces choix audacieux lui ont permis de s’affranchir de l’étiquette réductrice imposée par son agence.
Une revanche par la création
Depuis ces années, Lisa Kudrow a su prouver sa valeur en tant que créatrice et actrice de premier plan. Sa série The Comeback, co-créée avec Michael Patrick King, est devenue une référence en matière d’humour satirique sur le star-system hollywoodien. Lancée initialement en 2005, la production bénéficie aujourd’hui d’une troisième et dernière saison.
En traçant sa route loin des circuits classiques et en ignorant les doutes de ses anciens agents, l’actrice a transformé ce sentiment d’isolement en une véritable force créative. Son parcours témoigne d’une volonté farouche de ne pas se laisser enfermer dans un rôle unique, même celui d’une série aussi monumentale que Friends.
