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Une page se tourne en Hongrie. Après seize années passées à la tête du pays, le Premier ministre sortant Viktor Orban a officiellement reconnu sa défaite lors des élections législatives. Dans un discours concis, le dirigeant nationaliste a qualifié les résultats de « douloureux mais sans ambiguïté », concédant que son camp n’avait plus reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner.
Le triomphe de Peter Magyar et du parti Tisza
Le grand vainqueur de ce scrutin, le chef de l’opposition Peter Magyar, a proclamé la libération du pays devant des dizaines de milliers de partisans enthousiastes. Selon lui, son parti, le Tisza, a remporté une victoire éclatante, mettant fin au régime d’Orban pour reprendre le contrôle de la patrie. Les premières données du Bureau électoral confirment l’ampleur de ce basculement.
Avec environ 66,69 % des bulletins dépouillés, le parti Tisza s’assurerait 137 des 199 sièges de l’assemblée hongroise. Cette super-majorité des deux tiers offre à Peter Magyar une liberté d’action considérable pour engager des réformes constitutionnelles profondes dans les mois à venir.
Un tournant salué par les dirigeants européens
La nouvelle de ce changement de direction a suscité des réactions immédiates au sein de l’Union européenne. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a estimé que la Hongrie avait « choisi l’Europe ». De son côté, le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec Peter Magyar pour le féliciter, saluant une victoire de la participation démocratique et l’attachement des Hongrois aux valeurs européennes.
D’autres dirigeants, tels que le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, ont également adressé leurs félicitations au vainqueur, y voyant une victoire pour les valeurs communes du continent.
La réaction contrastée du Rassemblement National
En France, la réaction de Jordan Bardella se distingue nettement de celle de l’exécutif. Le président du Rassemblement National a tenu à rendre hommage à Viktor Orban, le décrivant comme un « grand patriote ». Il a notamment loué son bilan concernant le rattrapage économique de la Hongrie, ses politiques familiales et sa défense des frontières face aux flux migratoires. Marine Le Pen s’était d’ailleurs rendue à Budapest fin mars pour apporter son soutien à son allié historique avant le scrutin.
