Élodie Gossuin, élue Miss France en 2001 et mère de quatre enfants, a choisi de s’exprimer ouvertement sur une étape naturelle mais souvent passée sous silence : la ménopause. À 45 ans, l’animatrice affirme être désormais totalement ménopausée et souhaite briser les non-dits qui entourent ce sujet, comme elle l’a récemment confié au média Lou.
Dans son ouvrage intitulé « Miss à nu : Confidences 100% sans filtre sur une vie tout sauf parfaite », paru en février, elle revient sur ce parcours personnel. Elle explique avoir ressenti les premiers signes de la périménopause dès l’âge de 42 ans. Bien qu’elle ne réalise pas de bilans hormonaux fréquents, ses derniers examens ont confirmé que ses ovaires sont désormais au repos définitif.
Au-delà des simples bouffées de chaleur
Si certains symptômes comme les bouffées de chaleur sont largement connus, Élodie Gossuin insiste sur d’autres manifestations moins discutées. Elle évoque notamment une baisse de la libido, des sautes d’humeur ainsi qu’un « brouillard mental permanent ». Elle souligne également les transformations physiques touchant les cheveux ou la pilosité, sans oublier les risques accrus pour la santé, tels que l’ostéoporose ou les problèmes cardiovasculaires.
Pour l’ancienne reine de beauté, la ménopause demeure le « dernier grand tabou féminin », comparable à ce qu’était le sujet des règles pour les générations précédentes. Elle regrette que cette période soit trop souvent perçue non seulement comme le deuil de la maternité, mais aussi comme la fin de la féminité et de la sensualité, donnant l’impression que les femmes concernées deviennent « périmées ».
Libérer la parole pour ne plus se sentir seule
Élodie Gossuin observe, en discutant avec ses amies, que l’entrée dans la périménopause semble survenir de plus en plus tôt. Selon elle, le manque d’anticipation laisse les femmes démunies face au silence. « On n’est pas prêtes, et on peut se sentir seules face au silence et le silence entretient la gêne », remarque-t-elle.
Face à ce constat, l’animatrice appelle à une prise de parole collective. Elle encourage les femmes à échanger davantage sur cette période qui concerne la moitié de l’humanité, afin de faire taire ce silence et de mieux accompagner cette transition de vie essentielle.
