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À l’affiche de la comédie « L’Arnaqueuse », réalisée par Wilfried Meance, Fadily Camara ne cache pas son enthousiasme. Pour l’humoriste et comédienne, la perspective de donner la réplique à Josiane Balasko a été l’élément déclencheur immédiat pour accepter le projet. Elle confie avoir accepté le rôle sans même avoir terminé la lecture du scénario dès que le nom de l’ancienne membre de la troupe du Splendid a été confirmé.
Une rencontre intergénérationnelle marquante
Pour Fadily Camara, âgée de 33 ans, Josiane Balasko représente une figure emblématique du cinéma français. Évoquant des classiques tels que « Les Bronzés » ou « Gazon Maudit », elle décrit l’actrice, de quarante-trois ans son aînée, comme une personnalité chère à son enfance et à sa famille. Cette collaboration inespérée a permis de créer un duo intergénérationnel que la comédienne juge particulièrement intéressant à explorer à l’écran.
Une comédie sur fond de crise du logement
Au-delà de l’aspect comique, le film aborde des sujets de société concrets, notamment la difficulté de se loger à Paris. Fadily Camara souligne que l’accès à la propriété ou à la location dans la capitale est devenu extrêmement complexe pour ceux qui ne disposent pas de ressources financières solides. Le récit suit les péripéties de :
- Fanny, interprétée par Fadily Camara, une femme enceinte vivant en banlieue.
- Virgil, son compagnon, joué par Jean-Pascal Zadi.
- Madame Massena, incarnée par Josiane Balasko, une propriétaire en viager.
L’intrigue se noue lorsque le couple, à la recherche d’un appartement spacieux dans Paris, se tourne vers le viager. Ils rencontrent alors Madame Massena, une femme âgée qui semble affaiblie. Cependant, les apparences sont trompeuses : la véritable « arnaqueuse » pourrait bien être celle que l’on croit vulnérable, entraînant Fanny dans une série de surprises désagréables.
L’humour au service du message social
Le film utilise le ressort de la comédie pour traiter de thématiques plus profondes comme le mépris de classe et l’âgisme. Selon Fadily Camara, le rire est un vecteur privilégié pour faire passer des messages importants et sensibiliser le public à la précarité. Cette approche permet d’aborder les tensions sociales actuelles avec légèreté tout en conservant une dimension critique.
