L’armée américaine confirme des vidéos d’OVNI : Que sait-on ?

par Olivier
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L'armée américaine confirme des vidéos d'OVNI : Que sait-on ?
États-Unis

Faut-il y croire ou non ? Voilà la question qui revient sans cesse lorsqu’il est question de civilisations extraterrestres et d’OVNI. Depuis les années 1940, des milliers de signalements d’objets volants non identifiés alimentent le débat, entre scepticisme et fascination. En 1950, le physicien Enrico Fermi, lauréat du prix Nobel, a résumé ce paradoxe par une question devenue célèbre : « Où sont-ils ? » Si des intelligences venues d’ailleurs existent, pourquoi n’ont-elles pas cherché à entrer en contact avec la Terre ?

En septembre 2019, un nouvel élément est venu relancer la discussion. Comme l’ont rapporté NBC News et d’autres médias, l’U.S. Navy a confirmé l’authenticité de séquences montrant des « phénomènes aériens non identifiés », ou UAP. Ces trois vidéos — l’une tournée en 2004 et deux en 2015 — avaient été rendues publiques en 2017 et 2018 par To The Stars Academy of Arts & Sciences, un groupe de recherche sur les OVNI. Les images montrent des objets allongés, parfois décrits comme de forme discoïdale, captés par des capteurs infrarouges. Voici ce que l’on sait.

vidéos d'OVNI de la marine américaine

Dans la séquence de 2004, un objet se déplace brusquement dans le ciel avant de disparaître à grande vitesse. Dans une vidéo de 2015, des pilotes avouent ne pas avoir d’explication claire. L’un d’eux lance : « C’est un putain de drone, mec. » Mais l’hypothèse est vite écartée, car l’objet étrange progresse contre le vent. Une autre scène montre des équipages s’interroger : « Qu’est-ce que c’est, bon sang ? » Ce langage direct, presque incrédule, a contribué à rendre ces vidéos d’OVNI particulièrement marquantes.

La Navy a choisi d’utiliser le terme UAP plutôt que le mot plus chargé « OVNI », souvent associé dans l’imaginaire collectif aux vaisseaux extraterrestres. Un porte-parole de la marine, Joe Gradisher, a expliqué à CNN que ces observations sont fréquentes. Pourtant, pendant des années, les aviateurs ne les signalaient pas, en raison de la stigmatisation liée à ce vocabulaire et aux théories qui entouraient ces phénomènes. Quoi qu’il en soit, dans le langage du terrain, « OVNI » garde toute sa force pour décrire un objet dont l’origine échappe encore à l’analyse.

Et ces objets ne dateraient pas d’hier. Dès 1947, le pilote et homme d’affaires Kenneth Arnold a décrit avoir vu « une formation de soucoupes volantes près du mont Rainier, dans l’État de Washington ». L’armée américaine a aussitôt rejeté son témoignage. La même année, un agriculteur de Roswell, au Nouveau-Mexique, a découvert d’étranges débris parmi ses moutons, nourrissant l’idée qu’ils provenaient d’un disque volant. L’Armée de l’air a ensuite parlé d’un ballon météo écrasé, mais des essais de mannequins parachutés dans les années 1950 ont alimenté la suspicion locale. Avec leur enveloppe en latex et leurs « os en aluminium », ces silhouettes avaient quelque chose d’inquiétant, presque extraterrestre dans l’imaginaire populaire. Plus tard, l’explication officielle a été ramenée à des opérations d’espionnage atomique liées à la Seconde Guerre mondiale.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’armée signale des OVNI. Pendant la guerre de Corée, au moins 42 soldats américains auraient observé un appareil lumineux, semblable à une citrouille d’Halloween, dévaler le flanc d’une montagne. Selon History, l’engin aurait résisté aux balles et aux bombes, tout en émettant des ondes lumineuses provoquant une sensation de brûlure et de picotement. Trois jours plus tard, toute la compagnie est tombée malade. Certains y voient une visite d’observation venue d’ailleurs, d’autres ont évoqué une arme secrète soviétique. Une autre hypothèse, plus sobre, parle d’une hallucination collective provoquée par le stress.

Si certaines observations effrayantes peuvent recevoir une explication rationnelle, d’autres restent enveloppées de mystère depuis plus d’un demi-siècle. D’après les Archives nationales des États-Unis, l’Armée de l’air a examiné 12 618 signalements d’OVNI entre 1947 et 1969 dans le cadre du projet Blue Book, chargé d’identifier ces objets non reconnus. Au terme de cette enquête de 22 ans, 701 cas demeuraient inexpliqués.

Tout cela prouve-t-il l’existence d’une vie extraterrestre ? Non. Comme le rappelle Live Science, le terme « OVNI » désigne simplement tout objet volant que quelqu’un n’a pas réussi à identifier. Un engin expérimental secret, un phénomène atmosphérique rare ou un appareil mal interprété peuvent entrer dans cette catégorie sans pour autant relever d’une civilisation venue de l’espace. Mais le doute, lui, demeure. Et peut-être que Shakespeare l’avait formulé avec justesse : il existe « plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n’en rêve votre philosophie ».

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