Sommaire
Coline Berry, la fille de l’acteur Richard Berry et de la comédienne Catherine Hiegel, a de nouveau témoigné devant les députés ce mercredi 29 avril 2026. Dans le cadre de la commission d’enquête sur l’inceste, elle a réitéré ses accusations de violences sexuelles et physiques contre son père, affirmant que son récit n’a jamais varié depuis ses premières déclarations publiques.
Un climat de violence dès l’enfance
Aujourd’hui psychothérapeute et psychanalyste, Coline Berry a décrit un environnement familial marqué par la brutalité. Selon son témoignage, la violence aurait commencé avant même sa naissance. Elle a relaté des agressions physiques subies par sa mère alors qu’elle était enceinte de sept mois, évoquant des coups au ventre et un tympan perforé.
Âgée de 50 ans, elle maintient avoir été victime de viols répétés, survenant presque chaque week-end durant son enfance. Elle explique conserver des souvenirs précis de ces sensations et de ces images, décrivant des traces indélébiles qui ne s’effacent pas avec le temps. Pour elle, ce contexte de violence initiale n’est pas un détail mais le point de départ de son histoire.
L’emprise du clan et la loi du silence
Au-delà des agressions physiques, Coline Berry dénonce un système d’emprise psychologique au sein de sa famille, qu’elle qualifie de « clan ». Selon ses propos, le silence sur les violences était une règle organisée où il était interdit de nommer ou de dénoncer la figure paternelle. Elle affirme avoir tenté d’alerter sa mère en reproduisant sur elle les gestes subis, sans que cela n’entraîne de réaction protectrice de la part de son père.
L’acteur de 72 ans, Richard Berry, a toujours nié fermement l’intégralité des faits reprochés. Bien qu’une plainte ait été déposée en 2021 pour viols et agressions sexuelles, la justice a classé l’affaire sans suite en raison du délai de prescription.
Un long parcours judiciaire
Le témoignage devant le Parlement s’inscrit dans un contexte judiciaire complexe. Coline Berry avait également mis en cause Jeane Manson, la compagne de son père à l’époque des faits. Cette dernière avait répliqué par une plainte pour diffamation.
Après une condamnation en première instance, Coline Berry a finalement été relaxée en appel après un pourvoi en cassation. Elle explique aujourd’hui que son refus de se taire vise désormais à aider d’autres victimes à sortir de l’isolement et de l’emprise familiale.
