Palmarès des villes « animal friendly » : un nouveau regard sur le vivant

par Sophie
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Palmarès des villes « animal friendly » : un nouveau regard sur le vivant
France

La Fondation 30 millions d’Amis a dévoilé la 11e édition de son palmarès des villes « animal friendly », marquant une évolution majeure dans les critères d’évaluation. Si les précédentes éditions se concentraient essentiellement sur l’accueil des chiens, le classement s’ouvre désormais à l’ensemble de la faune urbaine et à la préservation de la biodiversité.

Une approche globale de la biodiversité urbaine

Le message porté par cette nouvelle édition est limpide : la ville n’appartient pas qu’aux humains et à leurs chiens. Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’Amis, explique que le palmarès change de regard pour inclure les oiseaux, les hérissons, les chauves-souris ou encore les insectes pollinisateurs. Cette vision élargie est soutenue par des experts comme Anne-Laure Meynckens, qui souligne la responsabilité des communes dans la coexistence avec tous les animaux, y compris ceux dits « liminaires » comme les rats ou les pigeons.

Des initiatives locales pour une gestion éthique

Plusieurs collectivités françaises se distinguent déjà par des actions concrètes en faveur du vivant :

  • À Lille, des pigeonniers contraceptifs permettent de réguler les populations d’oiseaux de manière éthique, en remplaçant les œufs par des spécimens factices pour éviter l’abattage.
  • Boulogne-Billancourt, deuxième du classement, est récompensée pour sa gestion des chats errants et son accompagnement des propriétaires d’animaux perdus.
  • D’autres municipalités multiplient l’installation de nichoirs, d’hôtels à insectes et de zones refuges au sein des parcs urbains.

Le bien-être animal, miroir de la qualité de vie

Pour les responsables de l’action sociale, la place accordée à l’animal en ville est un indicateur précieux de la qualité de vie globale. Catherine Girard, directrice de la cohésion sociale à Amiens, estime qu’une ville qui prend soin des animaux prend soin de ses habitants. Cette intégration du vivant dans les politiques publiques pourrait encore progresser, notamment par l’introduction de critères de bien-être animal dans les marchés publics alimentaires ou la végétalisation de la restauration collective.

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