Affaire Kessaci : Amine Kessaci dénonce des fuites dans l’enquête

par Sophie
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Affaire Kessaci : Amine Kessaci dénonce des fuites dans l'enquête
France

Amine Kessaci, adjoint à la mairie de Marseille et figure de la lutte contre le narcotrafic, a exprimé sa vive indignation face aux fuites parues dans la presse concernant l’enquête sur l’assassinat de son frère, Mehdi. Ce drame, survenu le 13 novembre dernier dans la cité phocéenne, fait l’objet de révélations que l’élu juge inacceptables.

Une dénonciation de la violation du secret de l’instruction

Par l’intermédiaire de ses avocats, l’élu marseillais a déploré une violation manifeste du secret de l’instruction. Il souligne que ces divulgations entraînent des conséquences extrêmement graves pour la sécurité des personnes impliquées. Pour Amine Kessaci, ces fuites représentent une entrave majeure à l’établissement de la vérité, ce qu’il considère comme intolérable pour sa famille et pour la société.

L’hypothèse d’une erreur de cible contestée

Des informations récentes suggèrent que les auteurs de l’assassinat auraient pu se tromper de cible. Selon cette piste, les tueurs visaient initialement Amine Kessaci lui-même. La confusion proviendrait d’un numéro de téléphone communiqué par les commanditaires, lequel aurait été attribué à l’adjoint au maire mais était en réalité utilisé par son frère cadet, Mehdi.

Cependant, Amine Kessaci a fermement démenti cette version des faits. Il précise que, contrairement aux affirmations relayées par certains médias, la ligne téléphonique utilisée par son frère n’était pas enregistrée à son nom. Les autorités indiquent de leur côté que cette piste d’une erreur de cible est étudiée avec le même sérieux que les autres hypothèses de l’enquête.

Une action en justice engagée

Face à ces divulgations, une plainte a été déposée pour violation du secret de l’instruction. Le magistrat instructeur en charge du dossier a également effectué un signalement auprès du parquet. L’affaire est désormais entre les mains du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), une structure spécialisée créée en début d’année pour faire face à la grande criminalité.

L’assassinat de Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans et abattu en pleine journée dans une rue de Marseille, avait provoqué une vive émotion nationale. Dès le début de l’enquête, les autorités avaient évoqué la possibilité d’un assassinat d’avertissement, dans un contexte où Amine Kessaci faisait l’objet de menaces répétées depuis plusieurs semaines.

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