Une vive émotion a saisi la commune de Fère-en-Tardenois, dans l’Aisne, ce vendredi. Près de 300 personnes se sont rassemblées en l’église Sainte-Macre pour rendre un dernier hommage à Chloé, une adolescente de 14 ans tragiquement disparue le 6 mai 2026. La jeune fille a été mortellement agressée alors qu’elle se rendait à pied à son collège.
Le cercueil rose de la collégienne a traversé la commune, escorté par une vingtaine de porte-drapeaux. Ces derniers représentaient plusieurs compagnies d’arc du département et des environs, témoignant de l’implication de la jeune fille dans cette discipline. Chloé était membre de la Compagnie d’arc de Fère-en-Tardenois, dont les membres ont tenu à saluer sa mémoire.
Un hommage vibrant de la communauté
Lors de la cérémonie, un représentant de son club de tir à l’arc a évoqué avec tendresse son sourire malicieux et sa grande générosité. Le curé de la paroisse, Claude Mitchikpe, a souligné que c’est tout un peuple qui pleure l’adolescente. Il a dénoncé une injustice et une méchanceté ayant pris pour cible une jeune fille en raison de son genre.
Après l’office religieux, le cortège a accompagné le cercueil jusqu’au cimetière communal pour l’inhumation. De nombreux bouquets de fleurs ont été déposés devant l’édifice religieux par les habitants de cette commune de 2 800 âmes. Ce drame a profondément marqué la population locale, qui avait déjà organisé plusieurs moments de recueillement lors des commémorations du 8 mai.
Le point sur l’enquête judiciaire
Le principal suspect dans cette affaire est un homme de 23 ans, interpellé le soir même des faits. Durant sa garde à vue, il a affirmé avoir entretenu une relation amoureuse avec la victime, précisant que celle-ci s’était achevée récemment. S’il a reconnu avoir porté des coups de couteau, il a toutefois contesté l’intention de donner la mort avant de se murer dans le silence.
L’individu a été mis en examen pour assassinat et viols sur mineur. Le parquet de Laon a également indiqué que d’autres plaintes ont été déposées à son encontre après le meurtre. Ces signalements concernent des menaces de mort qui auraient visé d’autres collégiennes et des tiers pour des faits antérieurs au décès de Chloé.
