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La France traverse un épisode de chaleur d’une intensité inédite pour une fin de mois de mai. Après une journée de lundi déjà marquée par des températures records, les prévisions pour ce mardi annoncent une intensification de la vague de chaleur, particulièrement dans la moitié ouest du pays.
Huit départements en vigilance orange
Météo-France a placé huit départements de l’Ouest en vigilance orange canicule : le Finistère, le Morbihan, la Manche, l’Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Vendée et la Loire-Atlantique. Dans ces zones, le thermomètre devrait afficher entre 33 °C et 36 °C au cours de l’après-midi.
Ce niveau d’alerte correspond à une canicule établie, définie par une période de chaleur intense durant au moins trois jours et trois nuits consécutifs. Une telle situation représente un risque sanitaire pour l’ensemble de la population exposée, au-delà des seules personnes vulnérables.
Une pluie de records de température
La journée de lundi a été enregistrée comme la plus chaude pour un mois de mai depuis le début des relevés nationaux. De nombreuses villes ont vu leurs records historiques tomber :
- Bergerac : 34,7 °C
- Nantes : 34,3 °C
- Angers : 34 °C (battant un record datant de 1947)
- Brest : 33 °C
- Rennes : 32,4 °C
- Arras : 30,7 °C
Ce phénomène est lié à la présence d’un « dôme de chaleur » sur l’Europe de l’Ouest. Cette zone de haute pression bloque et emprisonne l’air chaud en provenance d’Afrique du Nord, maintenant des températures élevées sur une période prolongée.
Pollution à l’ozone et vigilance jaune
En parallèle, vingt autres départements sont placés en vigilance jaune, incluant Paris et sa petite couronne, ainsi que le Rhône et l’Isère. Si un léger fléchissement des maximales est attendu mercredi en Bretagne, la chaleur devrait s’accentuer dans le Sud-Est et persister jusqu’à la fin de la semaine sur le reste du pays.
Cette vague de chaleur s’accompagne d’un épisode de pollution à l’ozone. Le laboratoire central de la surveillance de la qualité de l’air et Airparif ont alerté sur un dépassement des seuils d’information en Île-de-France et dans la vallée du Rhône. Avec des concentrations pouvant dépasser 180 microgrammes par mètre cube, des gênes respiratoires ou cardiaques sont à craindre, notamment chez les nourrissons, les personnes âgées et les femmes enceintes.
