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Le power pop est l’un des sous-genres les plus appréciés du rock des années 1970. Cette décennie a été l’une des périodes les plus expérimentales et créatives de l’histoire de la musique, voyant le rock explorer de nouvelles directions passionnantes. Aux côtés du hard rock, du heavy metal, du rock progressif ou du punk, le mouvement power pop s’est développé en gardant un pied dans le passé et l’autre dans le futur.
Musique dense et efficace, le power pop des années 70 rappelait les débuts du rock ‘n’ roll avec une instrumentation simple (guitare, basse, batterie), tout en intégrant une sensibilité pop-rock héritée des Beatles. Plus rugueux et souvent plus focalisé sur les aspects crus de la vie que la pop britannique des années 60, le genre misait sur l’agitation, les instruments joués à l’unisson et une accumulation de mélodies accrocheuses. On pourrait le décrire comme un punk radiophonique, joué avec adresse et clarté.

No Matter What — Badfinger
Ce titre résume à lui seul le power pop, notamment grâce à son riff de guitare introductif. La chanson a prouvé que Badfinger n’était pas seulement un projet lié aux Beatles. Bien que le groupe ait fait partie du label Apple Records et partageait certaines sonorités avec les Fab Four, ils ont su durcir le ton pour créer un morceau plus rock. Fin 1970, le titre a atteint le Top 10 du Billboard Hot 100, porté par des harmonies aériennes et un solo de guitare inspiré.
September Gurls — Big Star
L’histoire de Big Star est marquée par une mauvaise gestion de label qui a empêché ce trio de Memphis d’atteindre le grand public à l’époque. Pourtant, September Gurls, issu de leur deuxième album Radio City, est devenu un modèle pour le power pop et le rock des années 80, influençant des groupes comme R.E.M. ou les Bangles. Avec ses guitares carillonnantes et la voix plaintive d’Alex Chilton, le morceau dégage une mélancolie et une nostalgie propres aux grands classiques du rock.
Go All the Way — The Raspberries
Le groupe The Raspberries maniait parfaitement la contradiction entre des guitares rugueuses et des mélodies calibrées pour la radio. En 1972, Go All the Way s’est hissé dans le Top 5 du Hot 100. Porté par la voix d’Eric Carmen, le titre évoque un groupe de garage cherchant à sonner comme les Who ou les Kinks, tout en aspirant secrètement au succès des Beach Boys. Plus récemment, la chanson a connu un regain de popularité grâce à sa présence sur la bande originale du film Les Gardiens de la Galaxie.
Surrender — Cheap Trick
En combinant des guitares saturées et des paroles pleines d’ironie, Cheap Trick est devenu l’un des groupes de rock les plus importants de la décennie. Avec Surrender, sorti en 1978, la formation a fait le pont entre le rock de stade et la new wave. Le morceau commence par un roulement de batterie puissant avant de laisser place à un mur de guitares. C’est une version plus forte et plus bruyante d’un tube pop des années 60, conclue par le célèbre cri de ralliement : We’re all alright !
My Sharona — The Knack
Répétitive jusqu’à l’hypnose, My Sharona est construite sur une succession de riffs et de refrains explosifs. Pour son premier single, le groupe The Knack a misé sur une efficacité maximale. Le titre est resté six semaines à la première place du Hot 100 en 1979. Si les paroles, évoquant une obsession pour une femme beaucoup plus jeune, ont vieilli de manière controversée, la performance musicale reste marquante, notamment grâce à un solo de guitare effréné qui relance l’énergie du morceau jusqu’à la fin.
