Barry Manilow : l’histoire de son célèbre jingle à 500 dollars

par Sophie
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Barry Manilow : l'histoire de son célèbre jingle à 500 dollars
Divertissement

Avant de devenir l’une des figures emblématiques du soft rock des années 1970, Barry Manilow possédait déjà un talent indéniable pour créer des mélodies inoubliables. Bien avant la gloire, c’est dans l’ombre de l’industrie publicitaire qu’il a perfectionné son art de la ritournelle, composant des airs qui ont traversé les décennies.

Barry Manilow posant dans les années 1970
Barry Manilow dans les années 1970.

Des bars aux agences de publicité

Au début des années 1970, bien avant d’avoir des doutes sur son tube « Copacabana » ou de devoir renommer son premier grand succès à cause d’une autre chanson rock, le futur artiste gagnait sa vie en accompagnant des chanteurs au piano dans divers bars. Remarqué par une agence de publicité, il se voit confier la composition musicale d’une publicité télévisée pour la marque automobile Dodge, à partir d’un slogan préétabli. Cette première incursion dans le monde des jingles marque le début d’une série de commandes lucratives.

À cette époque, l’objectif pour les compositeurs était de créer des motifs musicaux précis et persuasifs de quelques secondes, capables d’ancrer durablement un slogan et le nom d’une entreprise dans l’esprit des consommateurs.

Le célèbre jingle à 500 dollars

En 1971, Barry Manilow reçoit une commande de la compagnie d’assurance américaine State Farm. Le texte original qui lui est fourni est le suivant : « Peu importe où vous conduisez et où vous allez, tel un bon voisin, State Farm est là » (Whenever you’re driving and wherever you’re bound, like a good neighbor, State Farm is there).

Le musicien imagine alors une courte mélodie épousant parfaitement ces paroles. Pour ce travail de composition, il perçoit un paiement unique de 500 dollars (environ 460 euros). Ce contrat modeste est pourtant le point de départ de son ascension. Par la suite, il encaisse d’autres chèques du même montant pour des musiques de publicités devenues cultes outre-Atlantique, notamment pour les campagnes de McDonald’s (« You deserve a break today ») ou encore des pansements Band-Aid.

Un héritage musical intact

Ces expériences le conduisent rapidement à prêter sa propre voix pour chanter des jingles, avant de finalement décrocher un contrat d’enregistrement pour lancer sa carrière solo.

Aujourd’hui, plus d’un demi-siècle plus tard, la compagnie State Farm utilise toujours le jingle composé par Barry Manilow en 1971. Que les publicités intègrent des personnages chantant les paroles à voix haute ou qu’elles mettent en scène le porte-parole publicitaire de la marque, Jake de State Farm, elles reprennent invariablement cette suite de neuf notes entêtante. Une mélodie intemporelle, écrite pour quelques centaines de dollars par une future star mondiale de la musique.

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