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Plusieurs morceaux emblématiques des années 70 ont littéralement changé le cours de la musique. Considérée comme l’une des périodes les plus fertiles et explosives de l’histoire musicale moderne, la décennie a offert un flux remarquable de rock, pop, soul, reggae et variété qui a marqué durablement des générations et des artistes. Les titres les plus mémorables ont souvent été réinventés par des interprètes plus récents, parfois avec un succès encore plus grand que les originaux.
I Will Always Love You
Dans le monde country, Dolly Parton écrit en 1974 une ballade d’adieu destinée à Porter Wagoner. Le morceau atteint le sommet du classement country et, après une réenregistrement en 1982, connaît un nouvel élan, restant toutefois en-deçà du Hot 100 toutes catégories sur la seule liste générale. Dans la sphère pop, Whitney Houston transforme « I Will Always Love You » en une ballade bouleversante pour le film The Bodyguard. La bande originale, portée par les morceaux de Houston, se vend à 19 millions d’exemplaires et remporte le Grammy du Meilleur Album de l’année; Houston remporte aussi le prix de l’Enregistrement de l’Année pour cette chanson, après avoir passé 14 semaines consécutives à la première place du palmarès pop, ce qui en fait le single n°1 de 1993.
I Love Rock ‘N Roll
Avant sa réinvention en version rock énergiquement radio-friendly, « I Love Rock ‘N Roll » a été écrite par Jake Hooker et Alan Merrill pour le groupe Arrows, qui brillait à la télévision britannique à la fin des années 70. La version du groupe s’est d’abord imposée en B-side, puis Joanie Jett et les Blackhearts ont enregistré une reprise qui a fini par conquérir les charts. Cette version a dominé le Top pendant sept semaines en 1982.
Lean on Me
« Lean On Me » est l’une des rares chansons à atteindre le No. 1 sur le palmarès pop américain par deux formations distinctes. En 1972, Bill Withers écrit et porte la chanson à la première place. Quinze ans plus tard, Club Nouveau, un quintet dance-pop, propose une version synth-pop accélérée et résolument joyeuse qui revisite le morceau, qui était à l’origine une ballade discrète. La version originale a passé trois semaines en tête en 1972 et celle de Club Nouveau deux semaines supplémentaires en 1987. La mode des reprises de chansons des années 60 était à son apogée en 1987 — Tiffany sur I Think We’re Alone Now, Billy Idol sur Mony Mony, et Los Lobos sur La Bamba — mais aucune reprise des années 70 n’a connu un sommet aussi marquant.
Venus
Au début des années 70, plusieurs groupes néerlandais connaissent du succès aux États-Unis, Shocking Blue étant la formation néerlandaise la plus célèbre avec « Venus », une chanson dance-pop centrée sur la guitare acoustique, écrite par Robbie van Leeuwen et interprétée par Mariska Veres. Elle grimpe au sommet des classements en Allemagne de l’Ouest, en Italie, en Espagne et en Belgique, avant d’atteindre la No. 1 américaine en 1970. Seize ans plus tard, Banarama, trio pop basé au Royaume-Uni, s’associe à Stock-Aitken-Waterman pour une version club-synth-pop de « Venus » qui grimpe à la No. 1 américaine pendant une semaine en 1986.
Killing Me Softly With His Song
La chanteuse-compositrice Lori Lieberman, inspirée par Don McLean lors d’un concert à Los Angeles, écrit ce qui deviendra « Killing Me Softly With His Song ». Roberta Flack en fait rapidement une version incontournable qui devient un classique. La chanson grimpe en No. 1 du Hot 100 en cinq semaines et remporte le Grammy du Meilleur enregistrement et de la Chanson de l’année. Les Fugees, dans les années 1990, apportent une relecture qui mêle hip-hop et reggae et marque leur percée majeure: le morceau domine la radio pop pendant trois semaines et la radio R&B/Hip-Hop pendant cinq semaines, figurant aussi sur les listes d’adult contemporary et de danse. Le trio remporte deux Grammys grâce à cette version.
