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Après l’inoubliable Ginger de Chicken Run, une nouvelle héroïne à plumes s’apprête à marquer les esprits. Dans son dernier long-métrage intitulé Cocotte, le cinéaste hongrois György Pálfi met en scène une maman poule déterminée. Crête dressée et pilon ferme, cette volaille courageuse s’évade d’un restaurant avec une mission précise : protéger ses œufs à tout prix.
Une fable sur la cupidité humaine
Le périple de Cocotte ne se limite pas à une simple fuite. À travers le regard de cet oiseau aux plumes rutilantes, le spectateur découvre les comportements peu glorieux d’humains sans scrupules. Le film explore la bassesse de ceux qui sont prêts à tout pour s’enrichir, transformant le voyage de la poule en une véritable leçon de morale sur la société contemporaine.
Un sous-texte politique et social
Si le film rappelle des œuvres comme Roxane de Mélanie Auffret, il s’inscrit également dans une lignée plus sombre et engagée. György Pálfi propose une réflexion féroce sur l’humanité, évoquant en filigrane des sujets sensibles comme la crise des migrants en Grèce. Cette approche rappelle la critique sociétale du film Eo de Jerzy Skolimowski, où l’animal devient le témoin passif mais lucide des caprices des hommes.
Le défi technique d’un tournage animalier
Porter une telle histoire à l’écran a représenté un véritable défi logistique. Pas moins de huit poulets ont été nécessaires pour incarner le personnage de Cocotte. En raison de la capacité d’attention limitée des volailles, l’équipe de tournage a dû faire face à de nombreuses difficultés techniques.
Pour le réalisateur de Taxidermie, ce projet est avant tout une affaire de cœur. György Pálfi confie nourrir une véritable connexion avec les poules depuis son enfance. Cette affection transparaît dans sa manière de filmer l’animal, transformant une simple volaille en une figure de lutte contre un destin funeste et résolue à protéger sa progéniture.
