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Le 20 septembre marque un anniversaire doublement symbolique pour les admirateurs de la musique rock. En 1969, John Lennon annonçait son départ définitif des Beatles. Exactement six ans plus tard, en 1975, David Bowie décrochait sa toute première place de numéro un au classement Billboard Hot 100 avec le titre « Fame ». Ce succès historique ne doit rien au hasard : il est le fruit d’une collaboration directe avec l’ancien membre des Fab Four.
Une rencontre sous le signe de la complicité
Le lien entre les deux icônes s’est noué en 1974, lors d’une réception donnée par l’actrice Elizabeth Taylor. Leur amitié s’est consolidée quelques jours plus tard, dans les coulisses des Grammy Awards. À cette occasion, Bowie avait confié à Lennon ses doutes quant à sa capacité à être compris par l’audience américaine. Lennon l’avait alors rassuré, posant les bases d’une relation fraternelle qui allait changer le cours de sa carrière.

La naissance de « Fame » aux studios Electric Lady
En 1975, alors qu’il préparait son album « Young Americans », David Bowie a invité John Lennon à le rejoindre aux studios Electric Lady à New York. Initialement réunis pour enregistrer une reprise de « Across the Universe », les deux artistes ont finalement bifurqué vers une création originale. C’est ainsi qu’est né « Fame », s’appuyant sur un riff de guitare imaginé par Carlos Alomar.
Au-delà de la musique, Lennon a exercé une influence majeure sur la vision de Bowie concernant l’industrie du disque. Lors de leurs échanges sur la célébrité, il a vivement critiqué les méthodes de management de l’époque, incitant Bowie à reprendre le contrôle de sa carrière face à son manager, Tony Defries. Ces réflexions transparaissent d’ailleurs dans les paroles de la chanson, où Bowie exprime son rejet d’un système qu’il juge oppressant.
Une collaboration historique entre deux maîtres
John Lennon ne s’est pas contenté de coécrire le morceau ; il a également apporté sa touche personnelle en jouant de la guitare et en assurant les chœurs. Si le titre a connu un succès plus modéré en Europe, il a propulsé Bowie au sommet de la gloire aux États-Unis. Les deux hommes sont restés proches jusqu’à la disparition tragique de Lennon en 1980. Des révélations ultérieures ont d’ailleurs montré que Bowie figurait également sur la liste des cibles potentielles de l’assassin de Lennon, soulignant la fin brutale d’une époque marquante pour l’histoire du rock.
