Divertissement

Rien n’est immuable : avec le temps, les souvenirs d’enfance s’estompent, et une part de notre passé ludique disparaît. Pour des générations, Hasbro incarnait cette nostalgie — des My Little Pony aux Transformers en passant par les figurines G.I. Joe — des objets qui peuplaient nos matinées et nos jeux.
Cependant, la maison des chevaux à crinières arc-en-ciel a opéré une transformation inattendue : en acquérant Entertainment One (eOne), Hasbro s’est retrouvé propriétaire d’une part importante du patrimoine musical du rap américain.
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Au tournant de 2020, alors que beaucoup chantaient « Auld Lang Syne », la direction de Hasbro bouclait un achat colossal : l’acquisition d’eOne pour 3,8 milliards de dollars. Ce catalogue comprenait les droits musicaux de l’emblématique label Death Row Records.
Parmi les trésors transférés figurent des albums marquants de la culture hip-hop : 2Pac (All Eyez On Me), Snoop Dogg (Doggystyle) et Dr. Dre (The Chronic). Autre épisode marquant de l’histoire du label : la figure controversée de Suge Knight, aujourd’hui incarcéré pour homicide volontaire à la suite d’un accident au volant.
Quelques points essentiels à retenir :
- Montant de l’acquisition : 3,8 milliards de dollars pour eOne.
- Éléments repris : la bibliothèque musicale de Death Row Records, avec plusieurs albums cultes.
- Chronologie sommaire : effondrement financier du label en 2006, résurrection sous l’enseigne WIDEawake, puis nouvelle faillite en 2012 avant le rachat des actifs musicaux par eOne.
Le contraste entre l’univers des jouets et celui du gangsta rap offre une image saisissante : d’un côté, des figurines et des poneys colorés ; de l’autre, un catalogue qui a façonné une époque du hip-hop. Cette convergence improbable illustre la manière dont des actifs culturels très différents peuvent se retrouver sous une même maison-mère, soulevant autant de questions commerciales que d’étonnement culturel.
