Les 5 meilleures chansons des Monkees (au-delà de I’m A Believer)

par Sophie
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Les 5 meilleures chansons des Monkees (au-delà de I'm A Believer)
États-Unis

Quand on évoque les Monkees, un titre s’impose immédiatement : « I’m a Believer ». Véritable raz-de-marée en 1967, ce morceau écrit par Neil Diamond est resté sept semaines en tête des classements. Pourtant, réduire le groupe à ce seul succès serait une erreur. Avec des numéros 1 comme « Daydream Believer » ou « Last Train to Clarksville », la formation a marqué l’histoire de la musique avec de nombreux titres ayant intégré le Top 20.

Le groupe The Monkees posant devant un fond bleu
Les Monkees photographiés devant un fond bleu (Archives Michael Ochs/Getty Images)

Souvent moqués et qualifiés de « Prefab Four » car réunis pour les besoins d’une série télévisée, Micky Dolenz, Peter Tork, Davy Jones et Michael Nesmith ont pourtant accompli un exploit unique. En 1967, ils sont devenus le seul groupe de l’histoire du Billboard à classer quatre albums au sommet des ventes la même année. Peter Tork estimait d’ailleurs que leur répertoire n’était surpassé que par celui des Beatles et des Rolling Stones.

Last Train to Clarksville

Sorti en août 1966, ce premier single servait de promotion à la série lancée par NBC. Le succès fut total : un titre numéro 1 et un Emmy Award pour la série. Derrière son air entraînant et ses guitares rappelant les Beatles, les paroles cachent une réalité plus sombre. La phrase finale, évoquant l’incertitude d’un retour au foyer, fait référence aux jeunes hommes envoyés au combat pendant la guerre du Vietnam.

À l’époque, bien que talentueux, les membres ne composaient pas encore leurs morceaux. « Last Train to Clarksville » a été écrit par Tommy Boyce et Bobby Hart, et enregistré par les musiciens de studio du Wrecking Crew. Micky Dolenz a d’ailleurs révélé que de nombreux titres étaient déjà finalisés avant même qu’il ne soit recruté.

Pleasant Valley Sunday

Écrit par le duo Gerry Goffin et Carole King, ce titre de 1967 est une critique de la monotonie de la vie de banlieue. Malgré sa mélodie joyeuse, les paroles dénoncent le conformisme social et les maisons toutes identiques. Carole King a expliqué plus tard que son mari de l’époque, Gerry, détestait vivre en banlieue et avait vigoureusement documenté ce sentiment dans cette chanson.

Atteignant la troisième place des classements, le morceau se distingue car les membres du groupe y jouent eux-mêmes de leurs instruments. Micky Dolenz, qui assure le chant principal, considère toujours ce titre comme le meilleur morceau rythmé jamais sorti par les Monkees, le qualifiant de véritable classique du rock lors des performances en direct.

(I’m Not Your) Stepping Stone

Également signée par Boyce et Hart, cette chanson est devenue l’une des préférées des fans bien qu’elle n’ait été initialement qu’une face B. Plus proche du garage rock que de la pop traditionnelle, son énergie brute a séduit bien au-delà de son époque, au point d’être reprise par les Sex Pistols. Malgré son côté tranchant, le titre a réussi à se hisser dans le Top 20.

Peter Tork soulignait la vigueur et la substance de ce morceau, expliquant qu’il n’avait rien d’une chanson légère. Pour lui, la reprise par un groupe punk comme les Sex Pistols prouve la force et le caractère de cette composition, qui tranche avec les morceaux plus superficiels de la fin des années 60.

Daydream Believer

Succès numéro 1 à la fin de l’année 1976, « Daydream Believer » est l’incarnation de la pop lumineuse. Écrit par John Stewart et porté par la voix de Davy Jones, le morceau évoque une imagerie onirique avec ses oiseaux chanteurs et ses reines de beauté. Les lecteurs du magazine Rolling Stone l’ont d’ailleurs élu meilleur titre du groupe.

Une particularité technique accompagne ce succès : le morceau débute par des dialogues enregistrés en studio. Le producteur Chip Douglas a admis plus tard qu’il avait oublié de supprimer cette introduction pour la sortie en single, ce qui compliquait parfois le travail des animateurs radio de l’époque, même si cela n’a en rien entravé le succès du titre.

Me & Magdalena

Ce titre plus récent figure sur l’album « Good Times ! » sorti en 2016. Ce disque marquait le retour du groupe après une décennie d’absence, dans un contexte doux-amer suite au décès de Davy Jones en 2012. Pour l’occasion, de nouveaux auteurs comme Noel Gallagher ou Ben Gibbard ont écrit des chansons spécialement pour la formation.

Interprétée par Mike Nesmith, cette ballade mélancolique évoque un voyage le long de la côte californienne. Ben Gibbard a confié que les Monkees étaient son premier groupe préféré, bien avant les Beatles ou le punk. Contribuer à cet album en écrivant « Me & Magdalena » a été, selon ses propres mots, le plus grand honneur de sa carrière professionnelle.

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