Star Academy : Faut-il assister au prime ? Récit depuis les coulisses

par Olivier
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Star Academy : Faut-il assister au prime ? Récit depuis les coulisses
Divertissement

Chaque samedi soir, une effervescence particulière s’empare d’Aubervilliers, au nord de Paris. C’est aux abords du Studio 217, terminus de la ligne 12 du métro, que les fans de la Star Academy se rassemblent depuis plusieurs mois pour assister aux émissions en direct. Mais que se passe-t-il réellement une fois les portes franchies ? L’expérience sur place diffère-t-elle de celle vécue devant son téléviseur ?

Pour comprendre la mécanique de ce grand show télévisé, une immersion au cœur d’une demi-finale permet de lever le voile sur les conditions d’accueil, l’ambiance réelle du plateau et la performance de l’animateur emblématique, Nikos Aliagas.

Rigueur et gestion des smartphones

L’aventure débute généralement vers 18h30 devant l’imposant bâtiment rouge. Le public est divisé en deux catégories : les spectateurs tirés au sort, qui resteront debout dans la fosse, et les invités, installés en gradins derrière le corps professoral. Ces derniers bénéficient souvent d’un cocktail d’avant-show offert par la production.

Une fois dans l’enceinte, la discipline est de mise. Il est impossible de quitter sa place, de se rendre aux toilettes ou de boire avant la première pause publicitaire. Le chauffeur de salle briefe l’audience sur les consignes : quand applaudir, quand crier, et comment gérer les téléphones portables. En théorie, l’usage des smartphones est restreint pour éviter de divulguer des informations sur les réseaux sociaux, le tournage ayant environ trente minutes d’avance sur la diffusion télévisée. Dans la pratique, de nombreux spectateurs capturent tout de même les prestations.

Immersion au Studio 217

Le plateau, bien que paraissant plus vaste à l’écran, offre une acoustique de qualité grâce au travail des ingénieurs du son. Le spectacle s’enchaîne à un rythme soutenu, avec peu de temps morts entre les changements de décors et les tableaux artistiques. Lors de cette demi-finale, des artistes comme Garou et Mika ont ouvert le bal avant de laisser place à la compétition.

Cependant, une différence majeure subsiste pour le public sur place : l’absence des séquences vidéo. Alors que les téléspectateurs découvrent les magnétos relatant la vie au château ou les parcours des élèves, le public du studio ne voit rien. Les applaudissements sont donc demandés à la fin de séquences invisibles pour l’assistance. Le décalage temporel initial d’une demi-heure se résorbe progressivement au fil de la soirée, pour ne plus être que de quelques secondes au moment du verdict final.

L’énergie inépuisable de Nikos Aliagas

La soirée se prolonge souvent au-delà de minuit. Si la fatigue gagne les spectateurs, en particulier ceux restés debout, l’animateur Nikos Aliagas fait preuve d’une endurance remarquable. Loin d’être un simple présentateur, il assure le spectacle même hors antenne, échangeant avec le public et enchaînant les prises avec professionnalisme. Sa présence scénique et ses interactions humaines confirment qu’il est le véritable moteur de l’émission.

La dernière partie de l’émission, marquée par le retour des élèves au château, peut sembler longue pour l’assistance qui revoit sur grand écran des prestations parfois déjà observées en direct. Malgré la durée et la fatigue physique, assister à un prime reste une expérience marquante pour les amateurs du genre. L’envers du décor et l’ambiance électrique du direct justifient le déplacement, offrant un regard unique sur la production d’une émission culte.

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