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Combien de ceintures noires possède réellement Steven Seagal ?

Steven Seagal est tout à la fois acteur, musicien blues et figure controversée dont la réputation dépasse souvent le simple registre du cinéma d’action. Sa notoriété a été marquée par des allégations et des évolutions de carrière qui ont fait parler autant que ses films. Avant que certaines polémiques ne prennent le devant de la scène, il était surtout connu comme un artiste martial — et c’est précisément sur ce terrain que s’articule la question des ceintures noires de Steven Seagal.
Des ceintures noires avérées

Contrairement aux rumeurs qui entourent parfois des vedettes d’arts martiaux, Seagal détient bien plusieurs grades noirs. Principalement reconnu pour son expertise en aikido, il affiche aussi des ceintures noires en karaté, kendo et judo.
Son immersion dans les arts martiaux remonte à l’enfance. À 17 ans, il s’installe au Japon pour approfondir ses pratiques et « étudier le zen », selon ses propres dires, et passe environ quinze ans en Asie. Cette longue période d’apprentissage — mêlant philosophie orientale, perfectionnement martial et travail de chorégraphie pour combats — explique en partie son image singulière et son style à la fois scénique et influencé par diverses traditions japonaises.
- Aikido : principal art pour lequel il est connu.
- Karaté : formation initiale dans sa jeunesse.
- Kendo : influence de l’escrime japonaise dans son répertoire.
- Judo : discipline dans laquelle il revendique aussi un haut niveau.
Aikido : la reconnaissance chez ses pairs

Parmi ceux qui ont partagé le tatami avec lui, certains témoignent que Seagal maîtrisait véritablement l’aikido, avec une pratique empreinte d’une dimension martiale et parfois perçue comme très efficace en situation réelle. Un de ses anciens élèves les plus proches l’a décrit comme un instructeur influent dans les années 1970, l’ayant même choisi comme partenaire de démonstration lors de ses débuts à Hollywood.
Son approche de l’aikido était imprégnée d’éléments tirés de la kenjutsu (techniques de sabre), ce qui renforce la cohérence de sa pratique avec d’autres arts japonais. Son succès cinématographique à la fin des années 1980 a également contribué à populariser l’aikido en Occident.
Judo : une anecdote qui divise

La réputation de Seagal en judo est atténuée par une anecdote célèbre mettant en scène un vétéran du combat, qui raconte avoir soumis Seagal lors d’une démonstration en lui faisant perdre connaissance. Selon ce récit, l’incident se serait terminé de manière humiliante pour Seagal, qui aurait perdu le contrôle de ses sphincters sous l’effet du passage à l’inconscience.
Le protagoniste de l’anecdote affirme respecter Seagal comme artiste martial, tout en soulignant les limites possibles de certaines démonstrations publiques. De son côté, Seagal a nié la version publique de l’événement. Le récit, qu’on retrouve dans de nombreuses plages de la mémoire collective des arts martiaux, laisse planer un doute et incite à la prudence avant d’affirmer la supériorité de l’un ou l’autre.
Karaté : des débuts auprès d’un maître reconnu

Avant l’aikido, Seagal a étudié le karaté sous la direction d’un instructeur renommé, qui a formé plusieurs figures marquantes du cinéma et des arts martiaux. Ce lien avec un maître réputé explique en partie la base solide de sa technique et la continuité de son parcours entre différentes disciplines.
Sa trajectoire — du Japon à Hollywood — illustre comment une formation martiale traditionelle peut se mêler à une carrière spectaculaire, produisant à la fois adulation et controverses. Pour le public intéressé par les ceintures noires de Steven Seagal, il demeure donc essentiel de distinguer entre grades officiels, mythes d’initiés et récits d’importance culturelle plutôt que purement factuelle.
