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La petite commune de Villers-Semeuse, dans les Ardennes, est sous le choc après la découverte macabre de deux retraités sans vie à leur domicile. Les victimes, un homme et une femme âgés de 71 et 74 ans, ont été retrouvées mardi matin par les forces de l’ordre, alertées par l’absence de réponse du couple au téléphone.
Une macabre découverte au sous-sol
Peu avant 9h, les policiers dépêchés sur place ont suivi des traces de sang qui les ont menés jusqu’au sous-sol et à la cave de l’habitation. C’est dans ces pièces qu’ils ont découvert les corps des deux septuagénaires. Les premières constatations font état de multiples blessures par arme blanche et de traces de défense, témoignant de la violence de l’agression.
Des témoins ont rapporté aux enquêteurs avoir entendu un cri provenant de la maison le lundi matin, aux alentours de 9h. Face à la gravité des faits, le parquet de Charleville-Mézières s’est dessaisi de l’affaire au profit du pôle criminel de Reims. L’enquête pour homicide volontaire a été confiée au commissariat de Charleville-Mézières en collaboration avec le service interdépartemental de police judiciaire de Reims.
Deux adolescents en garde à vue
Les soupçons se sont rapidement portés sur la petite-fille du couple, dont les retraités avaient la garde légale. Absente du domicile lors de l’intervention policière et non scolarisée depuis la veille, la jeune fille a été localisée dans un bâtiment abandonné en compagnie de son petit ami. Ce dernier était déjà connu des services de police pour des faits de violences.
Le couple d’adolescents a été placé en garde à vue mercredi pour être entendu sur les circonstances du drame. Selon le maire de la commune, la jeune fille ne faisait l’objet d’aucun signalement particulier et n’avait jamais posé de problème au niveau local jusqu’à ce jour.
Des retraités actifs et appréciés
Le maire de Villers-Semeuse a rendu hommage aux victimes, les décrivant comme des retraités très actifs, sympathiques et particulièrement impliqués dans la vie associative et sociale de la commune. Le couple vivait modestement dans un quartier d’une ancienne cité ouvrière et s’occupait de leur petite-fille depuis son plus jeune âge.
L’incompréhension domine dans cette commune de 3 700 habitants, l’élu soulignant qu’aucun signe avant-coureur ne laissait présager une telle tragédie au sein de cette famille en apparence sans histoire.
