Le QI d’Andrew Cunanan

Le 15 juillet 1997, le monde apprit l’assassinat spectaculaire du créateur de mode Gianni Versace, abattu devant sa demeure de Miami Beach. Le tireur fut rapidement identifié comme Andrew Cunanan, un Californien de 27 ans déjà recherché par les autorités pour le meurtre de quatre hommes dans plusieurs villes américaines.
Huit jours après l’attentat, le corps de Cunanan fut retrouvé sur une péniche à seulement quelques kilomètres du lieu du crime : il s’était apparemment donné la mort en se cachant des forces de l’ordre. Le drame a fasciné non seulement à cause de la célébrité de la victime, mais aussi à cause de la biographie trouble et souvent enjolivée du tueur.
Parmi les éléments moins évoqués dans les nombreuses reconstitutions médiatiques se trouve un fait étonnant : Cunanan possédait un intellect remarquable, proche du niveau « génie ». Ce trait, paradoxal avec sa trajectoire violente, mérite qu’on s’y attarde.

Un QI évalué à 147
Selon des recherches publiées et des témoignages biographiques, Andrew Cunanan aurait eu un quotient intellectuel estimé à 147. Ce score explique en partie certains aspects de son parcours scolaire et social.
- QI estimé : 147, niveau généralement qualifié de très supérieur.
- Éducation : fréquentation d’un établissement privé réputé à La Jolla, en Californie.
- Mémoire précoce : son frère rapporta qu’il avait lu et mémorisé un ensemble d’encyclopédies dès l’âge de 10 ans, ce qui lui permettait de répondre à de nombreuses questions.
- Comportement scolaire : élève jugé bon et également actif en sport durant ses années d’études secondaires.
- Évolution : après une brève inscription en histoire à l’université de Californie, il abandonna ses études et s’engagea dans un mode de vie mondain et décadent.
Ces éléments brossent le portrait d’un individu à la fois brillant et instable, dont l’intelligence n’a pas empêché la dérive meurtrière. Ils apportent une clé de lecture supplémentaire pour comprendre la complexité de l’affaire Andrew Cunanan et ses répercussions dans l’imaginaire collectif.
