Le montant surprenant payé pour les boxers d’Hitler
Posséder un morceau de l’histoire peut être fascinant, mais que diriez-vous si cet objet avait appartenu à un dictateur notoire ayant causé la mort de millions de personnes ? En 2017, lors d’une enchère privée, un acheteur anonyme a acquis une paire de sous-vêtements monogrammés ayant appartenu à Adolf Hitler. Grand de 48 centimètres de long et disposant d’une taille de 99 centimètres, ces boxers étaient de dimensions assez impressionnantes.
Ces sous-vêtements ont été perdus par Hitler en 1938 alors qu’il logeait à l’hôtel Parkhotel Graz en Autriche. La famille qui gérait l’établissement a conservé ces objets pendant près de 80 ans avant qu’ils ne soient mis aux enchères. En parfait état, les boxers étaient dotés d’une braguette à un seul bouton. L’acheteur, un Américain sans lien connu avec des mouvements néo-nazis, a déboursé la somme de 6 737 dollars pour ces sous-vêtements. Par ailleurs, en 2019, un autre acheteur, dont l’identité reste inconnue, a payé 5 000 dollars pour une paire de sous-vêtements appartenant à la femme d’Hitler, Eva Braun.
Il ne s’agissait ni de la première ni de la dernière vente d’objets associés à Hitler ou au nazisme.
Malgré leur controverse, plusieurs collectionneurs s’intéressent aux objets de collection nazis. En effet, la demande pour ces artefacts est considérable et continue de croître. Ainsi, en 2019, un chapeau haut-de-forme, une boîte à cigares et une machine à écrire ayant appartenu à Hitler ont été vendus aux enchères. Un téléphone utilisé par Hitler a également été vendu pour la somme de 243 000 dollars en 2017. En outre, une autre vente ayant proposé les sous-vêtements d’Eva Braun inclut un bracelet ornée d’une swastika ayant appartenu à l’épouse de Hermann Göring. Mais qu’est-ce qui pousse certains à acquérir ces objets ? Les raisons peuvent varier.
D’après l’enchérisseur, l’achat des sous-vêtements d’Hitler était une manière de tourner en dérision le dictateur et de réduire son influence. Certains dealers d’artefacts indiquent que beaucoup de leurs clients sont des éducateurs ou des musées. Il existe également des acheteurs provenant d’horizons militaires, ainsi que des néo-nazis. Certains achètent ces objets pour éviter qu’ils ne tombent entre de mauvaises mains. Par exemple, Abdallah Chatila, un homme d’affaires fortuné, a acheté le chapeau haut-de-forme d’Hitler et d’autres objets pour les donner à une fondation juive, afin d’éviter leur utilisation dans une propagande néo-nazie. Bien que la vente de ce genre de mémorabilia soit interdite dans plusieurs pays européens, elle reste légale aux États-Unis et au Royaume-Uni.