Insolite : lois surprenantes de l’Arizona
Pour qui s’intéresse aux curiosités historiques et culturelles, l’Arizona réserve plus que des paysages grandioses : cet État recèle aussi des interdictions et des ordonnances pour le moins étonnantes. Voici une sélection d’exemples révélant à la fois des motifs pratiques et des décisions héritées d’époques révolues.

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Riche en merveilles géologiques et en sites d’observation astronomique, l’Arizona compte aussi des lois locales très particulières. Avant d’aborder les cas les plus étranges, notons que certaines de ces mesures trouvent leur origine dans des incidents concrets ou des préoccupations sanitaires et publiques.

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Parmi les règles visant à préserver l’ordre public et la propreté :
- À Goodyear, il est interdit de cracher en public — trottoirs, ponts et escaliers compris — une infraction passible, selon certaines sources, d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison et d’une amende élevée.
- Les cactus bénéficient d’une protection stricte : arracher un cactus sur un terrain public est illégal, et s’il s’agit d’un saguaro, la sanction peut être extrêmement sévère.
- Dans plusieurs localités on trouve des interdictions surprenantes relatives au trafic, à la conduite ou au refus d’aide (refuser de donner de l’eau peut entraîner une lourde amende dans ce climat aride).

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Les lois concernant les animaux montrent une créativité législative non négligeable :
- La chasse au chameau est explicitement interdite, vestige d’une époque où des troupeaux exotiques pouvaient se trouver en milieu désertique.
- Des règles insolites imposent, dit-on, que certains animaux domestiques portent des grelots pour prévenir d’autres espèces (un exemple citant des éléphants et des cygnes illustre l’absurdité apparente de certaines formulations).
- Plus prosaïque et ancré dans l’histoire locale : après un incident où un âne emporté par une crue prit la fuite depuis une baignoire abandonnée, une loi interdit depuis 1924 aux ânes de dormir dans des baignoires hors d’usage.

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Les codes vestimentaires et l’apparence personnelle sont également réglementés dans plusieurs villes :
- Des interdictions locales frappent des vêtements ou accessoires précis : par exemple, certaines ordonnances anciennes ciblent le port de pantalons par les femmes ou l’usage de bretelles en public, avec des amendes différenciées selon le sexe.
- Un couvre‑visage rouge, selon l’ancienne rédaction d’une loi, peut transformer une infraction en délit grave — illustration de la manière dont la couleur ou l’apparence peuvent être intégrées au texte légal.
- À Tombstone, une disposition singulière s’intéresse à l’apparence sur photographie : elle vise, de manière étonnante, le nombre de dents manquantes visibles sur un cliché pour les personnes majeures.

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Des règles héritées du Far West persistent dans le droit local :
- Il existe encore une loi limitant le nombre de femmes non parentes pouvant cohabiter dans une même maison — mesure autrefois destinée à lutter contre les maisons closes.
- Rider un cheval sur les marches du palais de justice de Prescott est passible d’amende, et dans certaines villes le jeu de cartes dans la rue avec un aborigène est formellement interdit.
- Les hôtels peuvent interdire l’entrée dans le hall avec des éperons — un clin d’œil aux mœurs et aux préoccupations de sécurité d’antan.

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Enfin, certaines interdictions reflètent des choix politiques ou sociaux de l’époque :
- La divination et la pratique de la voyance ont été ciblées par des lois visant à restreindre les activités lucratives de groupes itinérants, une démarche documentée dans plusieurs États.
- D’autres ordonnances locales interdisent des comportements très précis, comme chanter en public en maillot de bain ou laisser les enfants entonner des berceuses après une certaine heure.
Ces exemples montrent comment l’histoire, la géographie et des incidents ponctuels ont façonné un corpus législatif parfois surprenant. Pour enchaîner avec d’autres anecdotes insolites et comprendre leur contexte culturel et historique, poursuivez la lecture de la rubrique suivante.
Sources citées : The Fact File, American Courthouse, Stupid Laws, Los Angeles Times.
