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Insolite : objets et curiosités liés à Donald Trump
Dans l’ombre des grandes affaires politiques, Donald Trump a longtemps été connu autant pour ses déclarations que pour une série d’objets et de possessions insolites. Cette section rassemble quelques-uns des biens les plus étonnants, étranges ou difficiles à expliquer ayant fait partie de son patrimoine.

Parmi ces curiosités, on trouve des acquisitions farfelues, des démêlés juridiques autour d’emblèmes héraldiques, des couvertures de magazine truquées et même des chèvres utilisées pour réduire la facture fiscale. Voici un tour d’horizon des cas les plus marquants.
- La moitié de l’Empire State Building obtenue quasiment gratuitement
- Un blason controversé emprunté à une autre famille
- Des couvertures de magazine Time contrefaites
- Un superyacht acheté sans beaucoup d’affection
- Un manoir figurant sur un acte à «0 $»
- Un mur disputé en Écosse
- Un portrait à 10 000 $ acquis par une fondation
- Des Sharpies personnalisés, préférés aux stylos classiques
- Des chèvres sur des terrains de golf pour alléger les impôts
- Un lopin de marais acheté pour 1 $ et jamais drainé
- Des produits dérivés vendus dans un hôtel évoquant la Maison-Blanche
La moitié de l’Empire State Building offerte presque gratuitement

Dans les années 1990, Donald Trump a reçu la moitié de l’Empire State Building dans le cadre d’un montage destiné à contester un bail long terme sur l’immeuble. Cette opération est survenue alors qu’il faisait face à de lourdes créances et lui a permis d’annoncer qu’elle renforçait son statut de «fils natif» de New York.
Les poursuites ultérieures n’ont pas donné entièrement raison à Trump et, en 2002, la propriété a finalement été revendue aux titulaires du bail.
Un blason accusé d’être volé

Le blason utilisé par Donald Trump s’inspire d’un emblème enregistré en 1939 par le diplomate américain Joseph Edward Davies. Des proches de Davies ont relevé des similitudes et des emprunts au dessin original.
Aux États-Unis, Trump a déposé la marque et l’a apposée sur des produits et propriétés. En Écosse, les autorités héraldiques l’ont critiqué pour l’usage d’un emblème non enregistré, poussant à des modifications avant l’obtention d’une approbation locale en 2012.
Des couvertures du magazine Time retouchées

Plusieurs reproductions factices de couvertures du magazine Time mettant en scène Donald Trump ont circulé, affichées dans des établissements liés au président. Time a dû demander le retrait de ces faux numéros.
Fait plus surprenant : Trump disposait déjà de couvertures légitimes (1989, 2016), ce qui rend l’utilisation de versions contrefaites d’autant plus étrange.
Un superyacht acheté à la famille d’Adnan Khashoggi

En 1987, Trump acquit un immense yacht de 86 mètres, anciennement nommé Nabila et appartenant à l’armurier saoudien Adnan Khashoggi. Malgré le prix élevé, Trump affirmait ne pas être véritablement amateur de yachts.
Le navire, rebaptisé Trump Princess, avait même figuré dans un film de James Bond et fut acquis après un rabais signalé d’environ 1 million de dollars.
Un manoir «acheté» pour 0 $

Un transfert immobilier en 2008 montre un manoir cédé à une société liée à Trump pour la somme étonnante de 0 $. Le bien avait été acheté quelques semaines plus tôt par un tiers, puis transféré à Trump sans contrepartie apparente sur l’acte.
Les déclarations du vendeur évoquèrent une «erreur» administrative, mais des juristes interrogés ont estimé qu’une faute aussi monumentale paraissait peu crédible.
Le «mur» écossais autour d’une propriété contestée

Lors du projet de complexe de golf en Écosse, des différends avec des riverains ont conduit à l’édification de remblais de terre autour d’une résidence. Trump tenta ensuite de facturer une partie des travaux aux propriétaires, qui ripostèrent symboliquement en brandissant un drapeau mexicain.
Cette histoire illustre comment des conflits locaux peuvent prendre une dimension étonnamment théâtrale quand ils opposent un promoteur célèbre à des habitants récalcitrants.
Un portrait facturé 10 000 $ par une fondation

Dans le cadre d’une enquête sur une fondation, il est apparu qu’un portrait monumental de Donald Trump avait été acheté lors d’une vente aux enchères car personne d’autre ne l’avait acquis. La fondation a fini par financer cet achat pour 10 000 $.
Le tableau réapparut plus tard dans une propriété liée à l’ancien président, soulevant des interrogations sur l’usage des fonds de la fondation.
Les Sharpies personnalisés, préférés aux stylos traditionnels

Donald Trump a souvent vanté l’efficacité des marqueurs Sharpie et en a fait produire des exemplaires personnalisés, parfois dorés et gravés. Il a expliqué préférer leur rendu à celui des stylos «luxueux» utilisés auparavant dans l’ombre présidentielle.
Ces préférences ont fini par devenir un détail emblématique de son style de travail et de communication manuscrite.
Des chèvres pour obtenir une exonération agricole

Sur certains des terrains de golf de New Jersey, un petit cheptel de chèvres a été maintenu pour justifier une classification partielle en terres agricoles, ouvrant droit à une réduction d’impôt foncier.
Grâce à ce dispositif, des surfaces destinées au golf ont été assimilées à des parcelles de foin et pâturage, permettant des économies fiscales notables.
Un lopin de marais acheté pour 1 $

En 2005, Donald Trump acquit un quart d’acre de zone humide en Floride pour la somme symbolique de 1 $. La parcelle, difficile d’accès et sans revenu apparent, est restée quasiment inutilisée.
Malgré sa valeur minime, Trump continua à payer les taxes foncières annuelles, laissant planer le mystère sur l’intérêt réel de cette acquisition.
Des produits évoquant la Maison-Blanche en vente à l’hôtel

Un hôtel lié à Donald Trump commercialisa des souvenirs reprenant l’image de la Maison-Blanche, provoquant des critiques relatives à la séparation entre fonctions officielles et intérêts commerciaux.
Ces ventes et certaines réservations massives par des délégations étrangères ont alimenté des interrogations sur d’éventuelles violations des clauses constitutionnelles encadrant les émoluments.
Ces exemples montrent que la relation de Donald Trump aux objets et aux acquisitions est souvent aussi théâtrale que ses prises de position publiques. Ils illustrent aussi comment des biens matériels peuvent générer des controverses juridiques, fiscales ou symboliques.
