En juillet 2019, Newsweek rapportait qu’un « gang de 100 poules sauvages » semait le désordre et la pagaille sur l’île de Jersey. Ces véritables angry birds du monde réel n’ont manifestement rien à faire des passants, mais ils n’hésitent pas à poursuivre les joggeurs qu’ils croisent. Elles bloquent la circulation, détruisent les jardins et perturbent le sommeil des habitants au beau milieu de la nuit — un horaire qui semblerait presque parfait pour réapprovisionner le KFC local en viande fraîche. Après tout, quand les temps sont durs, les solutions les plus savoureuses s’imposent parfois, et même si vous n’aimez pas le poulet frit, la revanche façon Kentucky reste toujours appétissante.
Mais avant d’aller plus loin, une question s’impose : comment un tel problème a-t-il pu apparaître ? Selon Newsweek, ces menaces à plumes seraient d’anciens animaux domestiques ou du bétail abandonnés. Peut-être ont-elles simplement besoin d’une thérapie pour supporter une vie sans poulailler. Mais si, au fond, elles étaient tout bonnement de mauvais œufs ? En 2018, le Miami Herald racontait l’histoire de Payo, un coq aux yeux rouge sang. Destiné à être abattu par un prêtre, il avait été sauvé et adopté par une famille. Loin d’être abandonné, ce coq aux allures démoniaques a pourtant rendu la pareille en semant la terreur dans un quartier de Miami. Payo « attaque les chiens, les chats et même les personnes qu’il considère comme une menace pour son territoire ».
Il semble donc que certaines poules — peu importe la gentillesse dont on fait preuve envers elles — échappent définitivement à toute tentative d’apaisement. La seule stratégie raisonnable consiste alors à se protéger. Mais quelle race de poule agressive a le plus de chances de rejouer un film d’Hitchcock ?
L’image d’une poule furieuse parle souvent d’elle-même :

La Malay pourrait bien aimer l’affrontement. Le College of Agriculture & Natural Resources de Michigan State University propose un tableau de différentes races de poules, avec une description de leur tempérament général. Plusieurs d’entre elles ne sont pas réputées pour leur sens du vivre-ensemble, comme l’Assel, dont le nom évoque presque une insulte tant sa réputation est agressive, ou la Sumatra, décrite comme « belliqueuse » et « intolérante aux espaces confinés ». Mais, selon cette classification, la Malay figure parmi les « plus agressives » des poules que l’on puisse rencontrer.
Ces volailles sont imposantes. Hautes d’environ 90 centimètres, elles peuvent « sembler hardies et peut-être cruelles à cause de leurs sourcils proéminents », écrit l’Oklahoma State University. Elles sont aussi qualifiées de « robustes » et de « rudes entre elles ». Autrement dit, voici une poule agressive qui pourrait bien vous adresser un geste de défi du regard.
