António José Seguro : Le nouveau président vigneron du Portugal

par Olivier
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António José Seguro : Le nouveau président vigneron du Portugal
Politique

C’est une victoire sans appel qui redessine le paysage politique lusitanien. Malgré les perturbations causées par la tempête Leonardo, les électeurs portugais se sont massivement mobilisés pour porter António José Seguro à la présidence de la République. Le candidat socialiste a dominé le scrutin avec 66 % des voix, infligeant une défaite sévère à son rival d’extrême droite, André Ventura.

Une résurrection politique inattendue

Ce triomphe a un goût de revanche pour cet homme politique au parcours sinueux. En 2014, António José Seguro avait été évincé du secrétariat général du Parti socialiste lors d’une lutte interne acharnée contre António Costa. Longtemps isolé au sein de sa propre famille politique, il a su transformer sa mise à l’écart en atout, cultivant une image d’indépendance et de modération.

Sa campagne, lancée depuis sa résidence de Caldas da Rainha sans l’aval initial de l’appareil du parti, a finalement créé une dynamique surprenante. Face à la montée de l’extrême droite, il a réussi à fédérer un électorat de gauche inquiet, se posant en rempart « moderne et modéré ».

Un profil de technocrate au tempérament placide

Diplômé en sciences politiques et relations internationales, le nouveau Président affiche un CV classique mais solide. Ancien leader des jeunesses socialistes, député, puis secrétaire d’État aux Sports sous Antonio Guterres, il a également siégé au Parlement européen. Son passage à la tête de l’opposition entre 2011 et 2014 reste marqué par une position controversée : il avait alors refusé de bloquer l’austérité budgétaire imposée par les créanciers internationaux, privilégiant la responsabilité d’État à la posture partisane.

Le président vigneron

Au-delà de la politique, António José Seguro, surnommé affectueusement « Tozé », cultive une passion pour la terre. Originaire de Penamacor, il y possède une propriété où il produit son propre vin et son huile d’olive. S’il a annoncé se retirer de la gestion de ses maisons d’hôtes par éthique, il ne cache pas son attachement à sa production viticole.

Loin des ors des palais, il entend conserver un mode de vie simple. Il a d’ores et déjà annoncé son intention de continuer à résider principalement dans sa maison familiale de Caldas da Rainha, à une centaine de kilomètres de Lisbonne, ne séjournant au palais présidentiel que par nécessité. Une manière d’affirmer qu’il reste, selon ses propres mots, « une personne normale » au service de ses concitoyens.

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