L’état-major français a officiellement confirmé que des aéronefs militaires américains ont été autorisés à utiliser temporairement les bases françaises situées au Moyen-Orient. Cette décision stratégique intervient en plein cœur du conflit armé qui oppose actuellement les États-Unis et Israël à l’Iran.
Une coopération militaire face à la crise régionale
Selon les déclarations d’une porte-parole de l’armée, cette mesure s’inscrit directement dans le cadre des relations bilatérales entre Paris et Washington. La présence temporaire de ces appareils vise avant tout à renforcer la protection des pays partenaires situés dans le golfe Arabo-Persique.
Bien que cette autorisation soit présentée comme strictement provisoire, elle souligne l’interconnexion des dispositifs de défense et la logistique partagée entre alliés face à la montée des tensions dans la région.
Le rôle central de la base d’Al Dhafra
Les forces américaines devraient particulièrement s’appuyer sur les infrastructures de la base aérienne 104 (BA 104) d’Al Dhafra. Située à une trentaine de kilomètres au sud d’Abou Dabi, aux Émirats arabes unis, cette installation militaire stratégique a été inaugurée en 2009 et joue un rôle clé dans la projection des forces françaises.
Depuis 2016, la BA 104 abrite notamment l’escadron de chasse 1/7 « Provence », doté de redoutables avions de combat Rafale. Le ministère des Armées précise que cet escadron est essentiel pour soutenir et couvrir les opérations militaires françaises déployées à travers le golfe Arabo-Persique et le nord de l’océan Indien.
Au-delà de son importance opérationnelle directe, la position géographique du site permet d’entraîner efficacement les soldats aux manœuvres tactiques en milieu désertique et urbain. Cet escadron représente d’ailleurs une composante majeure des 650 militaires actuellement déployés au sein des Forces françaises aux Émirats arabes unis.
