Amsterdam franchit une étape symbolique dans sa lutte contre le dérèglement climatique. La capitale néerlandaise est devenue la première grande métropole mondiale à proscrire les publicités pour la viande et les produits issus des énergies fossiles au sein de son espace public. Cette mesure, qui rappelle les restrictions imposées par la loi Evin en France, marque un tournant dans la communication urbaine.
Une dynamique nationale aux Pays-Bas
Si l’initiative d’Amsterdam attire l’attention, elle s’inscrit dans un mouvement plus large à l’échelle nationale. Trois autres municipalités des Pays-Bas — Haarlem, Utrecht et Nimègue — ont déjà adopté des restrictions similaires. L’objectif affiché par les autorités locales est d’harmoniser le paysage urbain avec les ambitions environnementales de la ville.
La municipalité vise la neutralité carbone d’ici 2050. Parallèlement, elle encourage ses habitants à transformer leurs habitudes alimentaires, avec pour cible une réduction de moitié de la consommation de viande sur la même période.
Changer les comportements par l’image
Pour les élus locaux, il s’agit d’une question de cohérence politique. Ils s’interrogent sur la pertinence de louer des espaces publicitaires à des organisations dont l’activité s’oppose directement aux objectifs climatiques de la ville. La suppression de ces incitations visuelles permanentes vise à limiter les achats impulsifs.
Au-delà de la consommation immédiate, cette interdiction envoie un signal fort à la population. Selon les responsables du projet, elle indique que la viande bon marché et les voyages à forte consommation d’énergies fossiles ne constituent plus des choix de vie à espérer dans le contexte actuel de réchauffement climatique.
