Une enquête judiciaire a été ouverte ce dimanche à la suite de la diffusion du chant pétainiste « Maréchal, nous voilà » lors des commémorations du 8-Mai 1945 à Carpentras, dans le Vaucluse. Le parquet a décidé de se saisir de l’affaire pour « provocation à la haine » après avoir été informé des faits par voie de presse.
Une enquête pour provocation à la haine
La justice souhaite faire la lumière sur cet incident sans attendre le dépôt d’une plainte officielle. Pour l’heure, aucune piste n’est privilégiée par les enquêteurs. Hervé de Lépinau, le maire Rassemblement national de Carpentras, a exprimé son profond dégoût face à cette situation et a annoncé son intention de porter plainte pour « malveillance ».
L’édile de la commune, dont la municipalité a basculé à l’extrême droite en mars dernier, n’avait pas encore formalisé sa plainte ce dimanche, selon les précisions fournies par les autorités judiciaires.
Une erreur technique évoquée par la radio locale
L’hymne du régime de Vichy a retenti vendredi en fin de journée via les haut-parleurs installés dans le centre-ville, au milieu d’autres morceaux célébrant la Libération. Cette diffusion a provoqué la stupéfaction des participants réunis pour honorer la mémoire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
Alain Giraudi, président de la radio associative locale RTV FM, a apporté des explications sur l’origine de l’incident. Selon lui, la municipalité n’est pas responsable de cette diffusion. Il affirme qu’un technicien aurait ajouté ce morceau par mégarde à la liste de lecture prévue pour l’animation musicale de l’événement.
