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Enquête sur le groupe Nestlé en Belgique
La justice belge a ouvert une enquête visant le groupe Nestlé en lien avec le respect de la réglementation sur les eaux minérales. Dans ce cadre, une perquisition a été réalisée dans l’usine Valvert, une marque de Nestlé Waters, située à Etalle, près d’Arlon, dans le sud de la Belgique.
Cette opération a été menée en présence d’agents des autorités sanitaires belges (Afsca) et de responsables de l’entreprise, afin de contrôler les installations et de récupérer des documents et données, comme l’a indiqué la porte-parole du parquet, Anne-Sophie Guilmot.
Respect de la réglementation sur les eaux minérales
La procédure judiciaire s’intéresse particulièrement à l’application d’un arrêté royal de 1999 « concernant les eaux minérales naturelles et les eaux de source ». Ce dispositif définissant le cadre légal impose des exigences de transparence, notamment sur le nom de la source et les propriétés chimiques et microbiologiques des eaux.
Cette enquête s’inscrit dans la continuité de celle engagée en France au sujet de soupçons de tromperie concernant les méthodes de traitement et les désignations des eaux commercialisées par Nestlé, telles que Perrier, Hépar, Contrex, Vittel, et Valvert.
Position de Nestlé et enquête en France
En réponse à cette enquête, la filiale Nestlé Waters Benelux a exprimé sa volonté de coopérer pleinement avec les autorités, tout en rassurant les consommateurs sur la sécurité et la conformité de ses eaux avec les informations figurant sur les étiquettes. La porte-parole du parquet a précisé que l’enquête se poursuivait dans le respect de la présomption d’innocence et qu’aucune remise en question de la qualité de l’eau n’était à signaler.
Parallèlement, en France, des investigations sont en cours concernant Nestlé et Sources Alma, suite à des plaintes déposées par l’association Foodwatch. Ces plaintes concernent des allégations de « tromperie » sur un éventuel traitement illégal des eaux minérales. Des médias ont récemment rapporté des soupçons de lobbying excessif de la part de Nestlé sur la question de la microfiltration des eaux, impliquant les services gouvernementaux.