Sommaire
Le groupe Bayard a pris la décision de mettre fin à la parution du magazine mensuel Je Bouquine, un titre emblématique destiné aux adolescents de 12 à 15 ans. Cette annonce, confirmée par des sources syndicales, s’inscrit dans un plan de compétitivité global engagé par l’éditeur pour faire face à un marché de la presse et de l’édition particulièrement instable.
Un modèle économique fragilisé
Lancé en 1984, Je Bouquine tire sa révérence après 42 ans d’existence en raison d’un déficit financier persistant. Cette fermeture devrait entraîner la suppression de trois postes, la modification de deux autres contrats et la fin des collaborations avec deux pigistes réguliers. Cette mesure s’ajoute à une restructuration plus vaste chez Bayard, qui envisage de supprimer jusqu’à 59 postes, soit environ 5 % de ses effectifs totaux.
La fin d’une mission culturelle pour la jeunesse
Conçu comme un livre-magazine, Je Bouquine avait pour vocation première de transmettre le goût de la lecture aux jeunes lecteurs. Chaque mois, la revue proposait un court roman ou une nouvelle inédite rédigée par un auteur de renom, complétée par une bande dessinée et des pages dédiées à l’actualité culturelle. Avec une diffusion tombée à environ 10 000 exemplaires, principalement par abonnement, le titre subit de plein fouet le recul général de la pratique de la lecture en France chez les nouvelles générations.
Un groupe aux multiples facettes
Malgré l’arrêt de ce titre historique, le groupe Bayard, propriété de la congrégation catholique des Augustins de l’Assomption, conserve un portefeuille de publications important. L’éditeur possède notamment les journaux La Croix, Le Pèlerin et Notre Temps. Dans le secteur de la jeunesse, le groupe continue d’éditer des références telles que Pomme d’Api, Astrapi, Okapi ou J’aime Lire, ainsi que les titres de la marque Milan comme Wapiti et 1jour1actu. Bayard maintient également une présence internationale active, notamment en Europe, en Amérique du Nord, en Côte d’Ivoire et à Hong Kong.
