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Le nombre de ressortissants français condamnés à la peine capitale dans le monde a récemment diminué. Suite à l’annonce du ministère des Affaires étrangères concernant l’exécution de Chan Thao Phoumy en Chine pour trafic de drogue, ils ne sont désormais plus que trois à figurer dans le couloir de la mort à l’étranger, selon les données de l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM).
Une situation incertaine en Algérie
Parmi les condamnés restants figure Nora Lalam. Son dossier reste marqué par une grande opacité. Condamnée à mort en avril 2005 en Algérie, les circonstances exactes de son arrestation ainsi que les détails sur sa possible double nationalité demeurent flous. À ce jour, l’association ECPM indique ne pas disposer d’informations confirmant si elle est toujours en vie.
Deux condamnations pour terrorisme au Maroc
Les deux autres Français concernés sont Stéphane Aït Idir, âgé de 53 ans, et Redouane Hammadi, 55 ans. Tous deux ont été condamnés au Maroc pour leur implication dans l’attentat de l’hôtel Atlas-Asni à Marrakech en 1994, une attaque qui avait coûté la vie à deux personnes. Originaires de La Courneuve, ces deux hommes possédaient une double nationalité : franco-algérienne pour le premier et franco-marocaine pour le second.
Avant les faits commis au Maroc, leur parcours les avait menés vers le djihad en Afghanistan et au Pakistan au début des années 1990. Lors de l’attaque à Marrakech, ils avaient ouvert le feu sur les clients de l’établissement avant de dérober le contenu de la caisse.
Le régime du moratoire et les précédents
Contrairement à l’exécution survenue en Chine, les trois Français détenus en Algérie et au Maroc se trouvent dans des pays pratiquant un moratoire sur les exécutions. Bien que la peine de mort y soit toujours légalement en vigueur, aucune exécution n’y a été pratiquée depuis plus de dix ans, conformément aux résolutions des Nations unies pour un moratoire universel.
Le cas de Serge Atlaoui, un autre Français longtemps menacé de la peine capitale en Indonésie, s’est récemment résolu par la voie diplomatique. Transféré en France en février 2025, sa peine a été commuée en trente ans de réclusion criminelle. Il a finalement pu quitter la prison en juillet dernier.
