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Le géant de l’agroalimentaire Nestlé a annoncé un projet de restructuration en France qui pourrait entraîner la suppression de 180 postes. Cette mesure, dont la mise en œuvre est prévue progressivement à partir de 2027, cible principalement les fonctions support de l’entreprise.
Les sites et services concernés
Le plan de réduction d’effectifs touche plusieurs localisations stratégiques du groupe en France. Sont concernés le siège social situé à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, ainsi que les centres de recherche et développement de Tours, en Indre-et-Loire, et de Lisieux, dans le Calvados.
Pour justifier cette décision, Nestlé France évoque un marché agroalimentaire sous tension. L’entreprise souligne notamment la pression exercée sur le pouvoir d’achat, l’augmentation des coûts de production et une concurrence accrue. Pour s’adapter, le groupe souhaite simplifier sa structure et recourir davantage à ses services partagés mondiaux.
Un impact social que la direction souhaite limiter
Bien que le projet mentionne jusqu’à 180 suppressions de postes, la direction précise que l’impact social réel pourrait être réduit. En tenant compte des postes vacants, des créations de fonctions et des mobilités internes volontaires, le nombre effectif de départs pourrait se situer entre 75 et 100.
Nestlé affirme vouloir privilégier les mobilités internes, les départs volontaires et les dispositifs de fin de carrière afin de limiter les départs contraints. Ces mesures seront présentées dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE). Actuellement, le groupe emploie environ 9 000 personnes en France, réparties sur treize usines, quatre centres de recherche et un siège social.
Un contexte financier en redressement
Cette annonce coïncide avec la publication du chiffre d’affaires mondial du groupe pour le premier trimestre, s’élevant à 23,2 milliards d’euros (21,3 milliards de francs suisses). Ce résultat, légèrement supérieur aux prévisions, semble rassurer les marchés financiers après une période de turbulences.
Ces deux dernières années ont en effet été marquées par plusieurs crises pour le groupe, notamment le scandale des eaux en bouteille, des rappels de laits infantiles dans une soixantaine de pays et des changements au sein de la direction générale.
