Déplacement de la dépouille d’Amandine, victime de maltraitance

Déplacement de la dépouille d’Amandine, victime de maltraitance

Le corps d'Amandine, jeune fille morte de faim, sera déplacé pour reposer près de son père à Saint-Estève.

France

Un léger soulagement dans une douleur immense. Le père d’Amandine, cette jeune fille décédée de faim à l’âge de 13 ans à cause de maltraitance infligée par sa mère et son beau-père, a obtenu le déplacement de sa dépouille. Pendant cinq ans, elle reposait dans le caveau familial de son tortionnaire à La Salvetat, dans l’Hérault. Son corps sera exhumé ce mardi pour être réinhumé le lendemain.

Cette nouvelle sépulture se situera à Saint-Estève, près de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, où réside son père, Frédéric Florès. « Elle ne reposait pas au bon endroit puisqu’elle avait été inhumée dans le caveau de la famille de son beau-père, l’un de ses bourreaux », a-t-il précisé.

Les tortionnaires condamnés

En janvier, à l’issue du procès, Sandrine Pissarra, la mère d’Amandine, jugée pour actes de « torture » et de « barbarie » sur sa fille, a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans. Elle avait reconnu les faits tardivement.

Par ailleurs, la cour d’assises de l’Hérault a condamné l’ex-compagnon de Sandrine Pissarra, Jean-Michel Cros, à 20 ans de réclusion criminelle. Il lui a été reproché d’avoir privé sa belle-fille de soins jusqu’à son décès, le 6 août 2020.

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