Transformer les corps en compost : une nouvelle méthode écologique

par Olivier
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Transformer les corps en compost : une nouvelle méthode écologique
États-Unis, Royaume-Uni

Science : le compostage des corps, une alternative écologique

Pour comprendre pourquoi le compostage des corps suscite autant d’attention, il faut d’abord examiner les conséquences environnementales des méthodes funéraires traditionnelles. Les pratiques courantes — embaumement, cercueils lourds et crémation — entraînent des impacts tangibles sur les sols, l’air et les ressources naturelles.

compost

Les problèmes principaux sont :

  • Embaumement : l’injection de substances comme le formaldéhyde introduit des composés potentiellement cancérigènes dans la terre lorsque les corps sont enterrés.
  • Cercueils : la consommation de bois pour la fabrication de cercueils mobilise des ressources qui pourraient servir à d’autres usages durables.
  • Crémation : même si elle évite certains polluants du sol, la crémation libère des métaux lourds, des suies et des gaz (dioxyde de soufre, monoxyde de carbone), et les cendres ne restituent pas de nutriments au milieu naturel.

cremation funeral

Face à ces constats, la réduction organique naturelle — souvent désignée comme compostage humain — apparaît comme une solution cohérente avec les objectifs écologiques modernes. Scientifiquement, le principe est simple : favoriser la décomposition microbienne contrôlée du corps pour obtenir un sol riche en nutriments, réintégrant ainsi la matière organique dans l’écosystème.

compost pile

Les essais menés publiquement apportent des éléments concrets :

  • Un essai à Seattle a permis à six corps de se décomposer dans un contenant végétal et aéré, avec des rotations régulières pour optimiser le processus.
  • En quatre à sept semaines, la décomposition avancée laissait principalement des structures osseuses, susceptibles d’être traitées en un produit final homogène.
  • Les analyses du sol post-processus ont montré l’absence de rejets toxiques dépassant les normes de sécurité environnementale définies par les autorités compétentes.

Sur le plan réglementaire et sociétal, quelques évolutions notables : en 2019, l’État de Washington a autorisé la réduction organique naturelle comme méthode légale de gestion des dépouilles, et d’autres juridictions envisagent des démarches similaires. Parallèlement, l’intérêt pour le procédé augmente dans d’autres pays, signe d’une interrogation croissante sur la manière la plus responsable d’accompagner la fin de vie.

En transition vers la section suivante, ces données scientifiques soulignent que le compostage des corps mérite d’être considéré non seulement comme une alternative respectueuse de l’environnement, mais aussi comme une pratique fondée sur des résultats empiriques et des contrôles sanitaires rigoureux.

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