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Fiche d’identité
- «Avatar 3» suscite des avis partagés : la continuité de la saga et le spectacle visuel plaisent à certains, tandis que d’autres regrettent que « la meilleure dégustation fut le premier volet ».
- Les critiques relèvent un scénario jugé faible et des personnages souvent caricaturaux : les bons sont très bons, les méchants très méchants.
- Plusieurs lecteurs ont l’impression que le film accumule des « mini‑épisodes mis bout à bout, sans raccord ».
- Malgré ces réserves, certains défendent la trilogie en estimant que les trois volets ont « tous réussi leur mission ».
Avatar ou jamais ?
Avec plus de trois heures à l’affiche, Avatar 3 — De Feu et de Cendres ne laisse pas indifférent. Sa longueur peut rebuter, mais le film a malgré tout su séduire un large public et réaliser d’importants scores au box-office. Pourtant, le troisième volet signé James Cameron n’a pas fait l’unanimité auprès des lecteurs qui ont répondu à l’appel à contributions : si certains apprécient la continuité et le spectacle, d’autres estiment que la magie s’est estompée depuis le premier épisode.
La nostalgie du premier volet
La comparaison avec le premier film, sorti une quinzaine d’années plus tôt, revient constamment. « J’ai pris du plaisir, comme si je reprenais une part de gâteau tous les dimanches chez ma grand‑mère », confie Daniel, 72 ans, tout en soulignant que « la meilleure dégustation fut le premier volet. Rien ne pourra égaler Avatar, le plaisir goûteux est toujours présent, mais la magie a disparu. »
Pour Nicolas, 27 ans, la formule reste inchangée : « Le scénario d’Avatar 3 ne change pas beaucoup par rapport aux deux premiers volets, mais c’est la force d’Avatar. » Ce charme nostalgique, comparable à une madeleine de Proust, ne convainc toutefois pas tous les spectateurs.
Des personnages caricaturaux
Plusieurs lecteurs saluent la beauté des images et la richesse chromatique du film, mais tempèrent leurs louanges. « Avatar 3 offre des images somptueuses et un foisonnement de couleurs, mais… », écrit Béatrice avant d’ajouter que le scénario manque de profondeur et que les personnages manquent de nuances : « les bons sont très bons et les méchants très méchants, les enfants sont forcément rebelles et les parents, autoritaires. »
« Des mini‑épisodes mis bout à bout »
Au‑delà de la forme, certains reprochent au fond un manque de cohérence narrative. « Les personnages virevoltent dans tous les sens et en tous lieux », décrit Béatrice. Selon elle, les scènes d’action s’enchaînent sans réelle transition, donnant l’impression que différentes équipes se sont partagées la production des images et que des séquences autonomes ont été assemblées sans raccords.
Nicolas relativise : « James Cameron n’allait pas tout changer dans le scénario, juste pour dire « on a changé de scénario ». Il se serait attiré davantage de critiques. On va voir Avatar au cinéma pour le spectacle, des paysages incroyables et des émotions. »
Un parfum d’intelligence artificielle
Béatrice va plus loin et juge le troisième opus trop prévisible : « Forcément, il y a des happy ends à chaque fin de « mini‑histoires dans l’histoire » : ils sont prisonniers dans une base ultra‑gardée, mais ils s’échappent ; ils sont blessés, mais retrouvent la santé en un temps record ; un des héros va‑t‑il mourir sans son masque… non, car il va être sauvé en deux temps trois mouvements par une jolie jeune fille. Tout est comme ça. Au secours ! »
Elle conclut en estimant que l’ensemble donne « l’impression d’un film fait entièrement par intelligence artificielle », même si ce n’est pas nécessairement le cas. Nicolas, pour sa part, appelle à la retenue : « Il faut arrêter de critiquer pour critiquer. Avatar 3, Avatar 2 et Avatar ont tous réussi leur mission. »
