Le sort d’Emma, la sœur de Lizzie Borden
Pour beaucoup, le nom de Lizzie Borden évoque une comptine macabre et l’imagerie d’une hache. Le cœur de la vérité tient pourtant à des faits précis : le 4 août 1892, le père de Lizzie et sa belle‑mère furent sauvagement attaqués. La belle‑mère reçut environ dix‑sept coups à l’arrière du crâne, et le père, apparemment endormi sur un canapé, environ dix coups au visage.

Lizzie avait 32 ans et vivait encore au domicile familial. Vivait aussi avec elles Emma, sa sœur aînée. Emma ne fut jamais considérée comme suspecte : elle se trouvait hors de la ville au moment des meurtres. Durant le procès, elle resta proche de Lizzie, et après l’acquittement des soupçons, les deux sœurs emménagèrent ensemble dans une nouvelle maison — Lizzie adoptant alors le nom de Lizbeth.

La complicité entre Emma et Lizzie prit toutefois fin brusquement en 1905. Selon les récits, Emma fit ses valises et rompit tout contact, sans jamais expliquer publiquement les raisons de cette rupture.
- Emma coupa les ponts et refusa de révéler la cause précise du conflit.
- Plusieurs hypothèses circulent : la proximité de Lizzie avec une autre femme ou tout simplement la difficulté de cohabiter avec une personne accusée d’un crime aussi atroce.
Le récit familial se termine sur une touche étrange : le 1er juin 1927, Lizzie mourut d’une pneumonie. Le même jour, Emma fit une chute et se brisa la hanche ; elle succomba neuf jours plus tard, des suites d’une néphrite chronique. Elles furent inhumées côte à côte, aux côtés de leur père et de leur belle‑mère — un dernier rapprochement silencieux au sein d’une histoire marquée par le mystère.
