Bruce Springsteen s’apprête à retrouver la scène nord-américaine. Accompagné de son légendaire E Street Band, le « Boss » annonce une nouvelle tournée de vingt dates intitulée Land of Hope and Dreams American Tour. Le coup d’envoi sera donné le 31 mars au Target Center de Minneapolis. Ce périple musical s’achèvera en apothéose le 27 mai au Nationals Park de Washington, pour un grand concert en plein air situé à quelques pas des centres du pouvoir fédéral.
Pour cet événement, la formation musicale sera au grand complet. Les fans pourront compter sur la présence des E Street Horns et de l’E Street Choir pour enrichir les performances en live. L’itinéraire prévu traversera les États-Unis de part en part, balayant la côte Ouest, le Midwest, le Texas et la côte Est. Des escales très attendues sont programmées dans de grandes métropoles telles que Portland, San Francisco, Chicago, Atlanta, New York ou encore Boston.
Une résonance politique et sociale assumée
Au-delà de l’aspect purement musical, cette série de concerts porte un message fermement engagé. Dans sa vidéo d’annonce, le célèbre rockeur n’a pas caché ses intentions, qualifiant l’époque actuelle de sombre et dangereuse. Il a toutefois tenu à rassurer son public avec un message résolument optimiste en déclarant que « la cavalerie arrive ». Le choix de baptiser cette tournée Land of Hope and Dreams, en référence à l’un de ses hymnes humanistes les plus célèbres, affirme cette volonté d’apporter une lueur d’espoir.
Le tracé lui-même est lourd de symboles. En démarrant à Minneapolis, une ville récemment marquée par les meurtres d’Alex Pretti et Renee Good impliquant les forces de police de l’ICE, pour terminer dans la capitale politique du pays, l’artiste entend diffuser un grand message d’unité. Fidèle à ses convictions proches du camp démocrate, Bruce Springsteen compte peser sur le climat social tendu, à quelques encablures d’élections de mi-mandat potentiellement décisives pour l’administration américaine en place.
