L’animateur Cyril Hanouna et son équipe ont fermement condamné les récentes déclarations de Bruno Gaccio. Ce dernier, candidat La France Insoumise (LFI) aux élections municipales dans le 7e arrondissement de Paris, s’est exprimé sur la mort de Quentin Deranque, un jeune militant d’extrême droite tragiquement décédé le 14 février lors d’une rixe avec des militants antifascistes à Lyon.
Lors d’une diffusion en direct sur les réseaux sociaux, l’ancien scénariste des Guignols de l’info, aujourd’hui âgé de 67 ans, a évoqué un climat politique particulièrement tendu. Il a profité de cette intervention pour qualifier le défunt de « gros connard » et de « néonazi ». Ces mots, rapidement relayés dans la presse, ont immédiatement fait réagir le plateau de l’animateur.
Les membres de l’émission n’ont pas mâché leurs mots face à ces déclarations. Matthieu Delormeau a fustigé une récupération politique qu’il juge honteuse. De son côté, Isabelle Morini-Bosc s’est dite profondément choquée, qualifiant la sortie du candidat LFI d’immondice. Enfin, Raymond Aabou a balayé d’avance toute éventuelle tentative de rédemption, affirmant qu’il était désormais bien trop tard pour présenter des excuses.
L’absence de régulation pour la classe politique pointée du doigt
Au-delà de l’indignation provoquée par cette séquence, Cyril Hanouna a soulevé la question de l’impunité dont bénéficieraient les personnalités politiques. Il a dénoncé l’absence d’un organe de régulation dédié aux élus et aux candidats, contrastant fortement avec la surveillance stricte imposée aux médias et aux chaînes de télévision par l’Arcom.
Pour illustrer son propos, l’animateur a rappelé les lourdes amendes infligées par l’autorité audiovisuelle à son ancienne émission phare, dont la diffusion s’est achevée l’an dernier en même temps que la disparition de la chaîne C8. Il a notamment évoqué la sanction reçue pour avoir insulté un député insoumis à l’antenne en 2022. Selon lui, cette sévérité contraste avec une classe politique libre de tout régulateur, où chacun semble pouvoir dire ou faire ce qu’il veut.
En guise d’exemple récent, Cyril Hanouna a ciblé Sébastien Delogu, un autre candidat LFI à la mairie de Marseille, récemment aperçu en train de conduire un scooter sans porter de casque. L’animateur a conclu en assurant que si une telle infraction à l’exemplarité avait été le fait d’une figure télévisuelle, les sanctions de l’Arcom auraient été immédiates et exemplaires.
