La chanson « Every Breath You Take » du groupe The Police a été utilisée avec un effet saisissant lors du premier épisode de la troisième saison de la série Les Soprano. Cette célèbre production télévisée, qui suit les péripéties de Tony Soprano, un chef mafieux et père de famille en thérapie, accorde une place centrale aux classiques du rock des années 1980. Si le final sombre de la série a été marqué par le titre de Journey, « Don’t Stop Believin’ », un épisode diffusé en 2001 s’est distingué par un mashup inédit et mémorable.

Un mélange audacieux et thématique
Bien qu’il ne soit pas crédité au générique de l’épisode, ce remix accrocheur reste l’un des choix musicaux les plus remarquables de cette fiction dramatique. Il associe le tube de The Police au générique de la série policière de la fin des années 1950, « Peter Gunn », une composition récompensée aux Grammy Awards. Cette fusion entre deux époques musicales distinctes conserve toute sa pertinence des décennies plus tard.
Intitulé « Every Breath You Take / Theme from Peter Gunn (Mr. Ruggerio’s Remix) », ce morceau a été spécialement conçu pour l’épisode de 2001 nommé « Mr. Ruggerio’s Neighborhood ». Il est l’œuvre de Kathryn « Gudren » Dayak, superviseuse et monteuse musicale de la série. Elle a eu l’ingénieuse idée de superposer ces deux thèmes qui font directement écho aux forces de l’ordre et à la surveillance.
Une atmosphère de traque
Le lien avec la chanson de The Police peut sembler évident, notamment en raison de ses paroles sombres qui évoquent le harcèlement psychologique. L’intégration du générique de « Peter Gunn », une série diffusée entre 1958 et 1961, l’est peut-être un peu moins. Composé par Henry Mancini, ce morceau instrumental se caractérise par ses cuivres puissants et son rythme agressif, évoquant une poursuite haletante.
Les deux œuvres partagent une atmosphère inquiétante et menaçante. Leur association constitue une véritable déclaration artistique au cœur d’une série mettant en scène des criminels cherchant constamment à avoir une longueur d’avance sur la justice.
