Dans l’univers du divertissement, certaines chansons traversent les décennies sans perdre leur pouvoir d’attraction. C’est le cas de « September » d’Earth, Wind & Fire, un titre devenu incontournable, joué dans les mariages, utilisé dans de nombreuses publicités et même diffusé lors des conventions républicaine et démocrate de 2008, selon NPR. Sortie il y a plus de quarante ans, cette chanson emblématique continue de faire lever les foules et de symboliser la joie immédiate, la danse et le plaisir de l’instant.
Écrite par Al McKay, Maurice White et Allee Willis, « September » mêle avec fluidité le soul, le R&B, le jazz et des accents latins. Son énergie vient autant de ses cuivres éclatants que de ses boucles répétitives, un mélange qui en a fait un hymne idéal pour les pistes de danse. Au cœur de son succès, on retrouve une idée simple et universelle : s’amuser, célébrer et vivre pleinement le moment présent.
Cette chanson culte doit aussi son histoire à une rencontre presque romanesque. En 1978, Allee Willis était encore une auteure-compositrice en difficulté lorsqu’elle reçut un appel de Maurice White, chanteur et co-auteur du groupe, qui lui proposait de participer à l’écriture de leur prochain album. En entrant en studio et en entendant le riff d’ouverture de « September », elle a compris immédiatement qu’un grand tube était en train de naître. Dans l’histoire de la musique populaire, ce genre d’instant compte souvent autant que l’inspiration elle-même.
Conserver l’équilibre entre simplicité et efficacité n’a pourtant pas été évident. Pendant l’enregistrement, Allee Willis s’est inquiétée de la sobriété des paroles, qu’elle trouvait trop directes et peu narratives. Elle souhaitait aussi retirer le célèbre « ba-dee-ya », qu’elle jugeait dénué de sens. Maurice White a toutefois maintenu sa vision, et la chanson a gardé cette formule devenue légendaire. Willis dira plus tard qu’elle en avait tiré une leçon essentielle : en écriture musicale, il ne faut jamais laisser les paroles entraver la musique.
Pour le 21 septembre, la réponse est plus simple qu’on ne l’imagine. D’après Insider, cette date a été choisie parce qu’elle sonnait tout simplement le mieux dans la chanson. Elle n’a donc aucune signification particulière, et sa présence coïncide seulement avec le premier jour de l’automne, ce qui a alimenté bien des interprétations sur le changement de saison. Willis rappelait d’ailleurs que chaque auditeur est libre de donner à cette date le sens qu’il souhaite.
Voici les éléments essentiels à retenir sur l’histoire de « September » d’Earth, Wind & Fire :
- Une chanson festive : un classique du divertissement musical, associé aux fêtes, aux mariages et aux moments de célébration.
- Un mélange de genres : soul, R&B, jazz et influences latines se rencontrent dans une production lumineuse et dansante.
- Un choix de date purement sonore : le 21 septembre a été retenu pour sa musicalité, sans message caché lié aux saisons.
- Un héritage durable : inscrite en 2019 au National Recording Registry de la Library of Congress, la chanson a confirmé son statut de référence culturelle.
En 2019, « September » a rejoint le National Recording Registry de la Library of Congress, consacrant encore davantage sa place dans l’histoire de la musique. Quelques mois plus tard, Allee Willis disparaissait, après avoir laissé une empreinte durable sur la culture populaire. Elle avait aussi signé le générique de Friends, « I’ll Be There For You », ainsi que « Boogie Wonderland », un autre succès marquant d’Earth, Wind & Fire. Ainsi, derrière une chanson de divertissement apparemment légère se cache un véritable morceau d’histoire musicale.

Dans les récits de musique et de culture populaire, peu de titres incarnent aussi bien la joie collective que « September ». Son succès rappelle qu’une mélodie, quelques mots et une énergie bien dosée peuvent suffire à créer une œuvre intemporelle. Et c’est précisément ce qui continue de faire danser les générations autour d’Earth, Wind & Fire.
